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rejoignez-moi sur patréon pour accéder à
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l'ensemble de mon contenu inédit des
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épisodes spéciaux des cours en visio des
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apérophilos un moyen simple de soutenir
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mon travail tout en vous donnant matière
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à penser je vous attends sur pas créole
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le lien est dans la description
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aujourd'hui on va parler d'Emmanuel Kant
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Emmanuel Kant est un philosophe allemand
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du 18e siècle c'est un penseur majeur du
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mouvement des Lumières et même un
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penseur majeur tout court
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puisqu'il est celui qui va faire prendre
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un tournant à la philosophie occidentale
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et après lequel on ne pensera plus de la
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on connaît surtout quand pour sa
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philosophie morale d'ailleurs on en a
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déjà parlé sur cette chaîne sa
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philosophie morale fondée sur la notion
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de devoirs et de respect de la loi
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mais en réalité c'est surtout sa
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philosophie de la connaissance qui a
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marqué l'histoire des idées
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et aujourd'hui on va essayer de
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alors tout le monde s'accorde à dire que
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quand est un auteur extrêmement
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il emploie un vocabulaire très technique
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parfois d'ailleurs il reprend des
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concepts de la philosophie en leur
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donnant une autre définition
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c'est un auteur tellement difficile que
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Nietzsche le surnommait le grand chinois
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comme quand on dit que quelqu'un parle
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chinois pour souligner le fait qu'on ne
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comprend pas ce qu'il dit
1:34
mais rassurez-vous on va reformuler ce
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que nous dit quand on va simplifier son
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propos pour tenter de le rendre un peu
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alors de quoi compte nous parle-t-il
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il nous parle de la connaissance et plus
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précisément des limites de notre
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la question que quand se pose c'est que
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met-il possible de connaître
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et pourquoi est-ce qu'il se pose cette
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question il se pose cette question parce
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qu'il a l'impression que jusqu'à son
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époque les philosophes ont passé leur
2:11
temps à parler de choses qu'on ne peut
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ou à parler de choses sans se poser la
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question de savoir si on pouvait les
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quelles sont ces choses
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depuis Aristote et même depuis Platon
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les philosophes parlent de ces choses là
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c'était même ça l'essentiel du travail
2:41
parler des choses invisibles
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supra-sensibles c'est à dire des choses
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qui échappent à la perception
2:52
on appelle ça la métaphysique
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l'étude de ce qui est au-delà du
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au-delà du matériel et de l'observation
3:03
parce que si les philosophes se
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contentaient d'étudier le monde matériel
3:08
on les appellerait plus des philosophes
3:10
on les appellerait des physiciens
3:13
et bien ce que nous dit compte c'est
3:16
qu'en voulant parler de choses qui
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échappent à la perception en voulant
3:20
parler de choses qui échappent à nos
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les philosophes en ont oublié de se
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poser une question préalable
3:29
est-il seulement possible de connaître
3:34
c'est cette question qui va être l'objet
3:36
de son grand ouvrage La Critique de la
3:38
raison pure un ouvrage qui va avoir pour
3:41
objectif de définir les conditions de
3:45
possibilités de la connaissance
3:49
les conditions de possibilités de la
3:51
connaissance autrement dit les limites
3:53
structurelles de la connaissance
3:57
ce que quand appelle les limites a
4:00
priori de la connaissance
4:03
et quelles sont ses limites
4:05
et bien on va commencer par la première
4:06
limite qui est qu'on ne peut pas
4:09
connaître les choses qu'on ne peut pas
4:13
pour qu'il y ait connaissance il faut
4:15
qu'il y ait d'abord perception
4:18
alors on va préciser les choses par la
4:20
suite parce qu'en réalité ce n'est pas
4:22
aussi simple que ça mais retenons déjà
4:24
que pour quand la perception est le
4:27
fondement de la connaissance
4:31
c'est même la toute première phrase de
4:32
son introduction je cite
4:36
que toute connaissance commence avec
4:37
l'expérience il n'y a absolument aucun
4:42
donc cette phrase est très importante
4:43
parce qu'elle signifie que quand on
4:46
parle de choses qui sont hors du champ
4:48
de l'expérience hors du champ de la
4:52
on ne se situe pas dans la connaissance
4:55
on se situe dans la pensée certes mais
4:58
pas dans la connaissance
5:01
et quand nous dit il y a une différence
5:03
entre penser une chose et la connaître
5:09
il y a des choses qu'on peut penser mais
5:10
qu'on ne peut pas connaître
5:13
par exemple vous pouvez penser que la
5:16
vie continue après la mort
5:18
vous pouvez le croire
5:21
mais fondamentalement vous ne pouvez pas
5:26
vous ne pouvez pas le prouver
5:29
l'immortalité de l'âme c'est un objet de
5:31
pensée mais ce n'est pas un objet de
5:37
tout tient dans la différence entre ce
5:40
que l'on peut penser et ce que l'on peut
5:45
et ce que nous dit quand c'est que les
5:47
philosophes jusqu'à lui ce qu'il appelle
5:52
ont pris pour des objets de
5:53
connaissances ce qui ne soit en fait que
5:58
et c'est ça selon quand l'erreur
6:00
fondamentale de la métaphysique
6:05
les philosophes spéculent
6:08
ils font des raisonnements hors sol
6:11
raisonnements qui sont parfois très
6:13
complexes et très subtiles mais qui
6:16
reste dans le champ purement spéculatif
6:19
des raisonnements qui flottent dans
6:22
ils ne sont pas adossés à une réalité
6:27
et ça ces problématiques
6:30
pendant des siècles on a trouvé ça
6:32
normal de parler de choses qui échappent
6:35
mais quand on dit non
6:45
ça suffit de parler de choses qu'on ne
6:48
ça suffit de faire comme si on parlait
6:50
de choses qu'on connaissait
6:53
parce que c'est pas le cas
6:55
on spécule on conjecture on imagine mais
7:02
c'est ça le geste de quand
7:05
remettre les pendules de la métaphysique
7:10
et mettre fin aux illusions de la raison
7:14
mettre fin à la croyance selon laquelle
7:16
la raison serait toute puissante et
7:19
qu'elle pourrait se dispenser de
7:21
l'expérience pour parvenir au vrai
7:25
d'ailleurs quand tu utilises une image
7:26
il dit qu'il faut faire comparaître la
7:29
raison devant un tribunal
7:32
le tribunal de la raison
7:35
afin de juger ce dont elle est capable
7:37
et ce dont elle n'est pas capable
7:39
la Critique de la raison pure c'est le
7:42
procès philosophique de la raison
7:47
alors il faut savoir qu'au départ quand
7:49
était plutôt cartésien
7:52
cartésien au sens où il adhéré aux
7:54
positions de Descartes sur les pouvoirs
7:59
des cartes qu'on sait qu'il était
8:00
possible d'accéder à la connaissance par
8:03
le seul recours à la raison
8:05
par le seul recours à la pensée
8:09
c'est-à-dire sans recourir à
8:13
pour Descartes l'expérience c'est à dire
8:16
la perception c'était justement ce qui
8:19
nous induisait en erreur
8:22
donc au départ quand tu es d'accord avec
8:25
et puis quant à lui Yum
8:29
yum qui explique qu'une pensée qui ne
8:31
s'appuie pas sur l'expérience on pensait
8:34
qu'il ne s'appuie pas sur la perception
8:36
c'est une pensée qui tourne à vide
8:39
et là tout à coup pour quand ça devient
8:44
bien sûr qu'on ne peut pas penser sans
8:47
bien sûr que la pensée a besoin de
8:50
s'appuyer sur un matériau qui est la
8:55
quand tu écrira que yum la fait sortir
8:57
de son sommeil dogmatique
9:00
qu'il l'a fait sortir de sa conception
9:02
rationaliste de la connaissance
9:06
c'est à dire d'une conception de la
9:08
fondée uniquement sur la raison et non
9:14
alors ça nous paraît une évidence
9:17
mais ça nous paraît une évidence parce
9:20
que du point de vue de l'histoire des
9:21
idées c'est Young qui a gagné
9:25
parce qu'aujourd'hui c'est l'empirisme
9:29
et qu'on imagine pas une science qui ne
9:32
s'appuierait pas sur l'observation
9:34
mais jusqu'au 18e siècle c'était pas si
9:39
jusqu'au 18e siècle beaucoup de
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philosophes considéraient comme des
9:43
cartes que l'expérience était trompeuse
9:47
que les sens s'étaient trompeur
9:50
c'est tout l'objet des Méditations
9:53
montrez qu'il faut dépasser les
9:55
impressions sensibles
9:58
et bien quand va être le premier à dire
9:59
ok les empiristes ont raison
10:04
ils ont raison au sens où c'est bien
10:06
beau de vouloir utiliser sa raison
10:09
mais utilisez sa raison sur rien d'autre
10:12
qu'elle même ça suffit pas
10:15
il faut des supports de la connaissance
10:19
et c'est support de la connaissance
10:21
rationnelle ce sont les objets sensibles
10:25
les objets dont on peut avoir
10:26
l'intuition sensible
10:30
alors il faut savoir que chez Kant
10:32
l'intuition sensible c'est l'autre nom
10:35
de l'expérience sensible
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le mot intuition n'a pas la même
10:40
signification chez Kant que chez les
10:42
autres philosophes et même que dans le
10:47
les objets qu'il y a autour de vous vous
10:50
les percevez vous percevez leur forme
10:53
leur taille leur couleur
10:56
vous en avez l'intuition sensible
10:59
et bien ce que nous dit quand c'est que
11:01
les seules choses qu'on peut connaître
11:03
ce sont les choses dont on peut avoir
11:05
l'intuition sensible c'est à dire les
11:11
donc ça c'est la première étape de la
11:13
réflexion de Kant sur la question de la
11:17
la deuxième étape de son raisonnement ça
11:20
va être de se demander mais ce que je
11:25
ce dont je peux avoir l'intuition
11:28
est-ce que c'est bien la réalité
11:32
est-ce que c'est la réalité ou bien
11:34
est-ce que c'est la manière dont la
11:39
dans la réalité apparaît à mes sens
11:43
évidemment la réponse est dans la
11:47
dire est-ce que le monde tel que je le
11:50
perçois correspond bien au monde réel ou
11:53
seulement au monde tel que je le perçois
11:55
c'est une tautologie
11:58
mais c'est une tautologie fondamentale
12:02
et ça c'est quelque chose qui n'avait
12:03
pas encore été exploré par les
12:04
philosophes à l'époque de Kant
12:08
l'idée qu'il n'y a pas
12:10
identité qu'il n'y a pas équivalence
12:12
entre le monde réel et le monde tel que
12:18
et tel que je le perçois ça veut pas
12:21
dire seulement tel que moi je le perçois
12:26
tel qu'on le perçoit
12:29
tel que l'être humain le perçoit
12:33
parce que c'est bête à dire mais notre
12:36
perception du monde rien ne dit qu'elle
12:39
corresponde à la réalité du monde
12:43
je vais prendre un exemple tout bête
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les choses qu'on perçoit comme étant
12:51
est-ce qu'elles sont réellement bleues
12:54
est-ce qu'elles sont intrinsèquement
12:57
bleu ou bien ce que ce sont nos yeux qui
13:01
nous les font voir comme étant bleu
13:03
et c'est pas du tout idiot comme
13:05
question parce qu'on sait aujourd'hui
13:07
qu'il y a des tas de choses qu'on
13:10
perçoit d'une certaine manière non pas
13:12
parce qu'elles sont réellement ainsi
13:14
mais parce que notre perception est
13:17
réglée d'une certaine manière
13:21
on ne voit pas les infrarouges pourtant
13:25
on ne voit pas les ultraviolets pourtant
13:30
certains animaux perçoivent les couleurs
13:36
parce que d'une espèce à l'autre les
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organes de la perception ont des
13:42
nous par exemple les êtres humains on
13:45
perçoit trois domaines de couleurs
13:48
le rouge le vert et le bleu
13:52
parce que nous avons trois types de
13:55
chaque type de cône correspondant à un
13:59
donc ce que nous voyons lorsque nous
14:02
avons l'intuition sensible d'un objet
14:04
c'est cet objet filtré par nos cônes
14:09
nos organes sensoriels filtre le monde
14:13
et donc lorsque nous parlons du monde
14:15
nous parlons en fait du monde en tant
14:17
que nous le percevons à travers un
14:21
nous ne parlons pas du monde mais de ce
14:24
qui nous apparaît du monde
14:27
nous ne parlons pas du monde mais du
14:30
filtre qui s'intercale entre nous et le
14:35
c'est toute la différence entre ce que
14:37
quand appelle la réalité
14:39
phénoménale et la réalité en soi
14:44
la réalité phénoménale c'est la réalité
14:47
telle que nous la percevons
14:50
phénomène ça veut dire ce qui nous
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la réalité en soi c'est la réalité
15:01
indépendamment de notre perception
15:04
oui mais c'est bien gentil la réalité
15:06
indépendamment de notre perception
15:09
mais la réalité est toujours dépendante
15:14
la réalité indépendamment de notre
15:16
perception c'est une réalité à laquelle
15:18
par définition nous n'avons pas accès
15:22
donc comment pourrait-on connaître
15:23
quelque chose à quoi nous n'avons pas
15:27
il est là le problème
15:30
et c'est pas juste un jeu de la pensée
15:33
c'est pas juste jouer avec les mots et
15:35
dire la réalité n'est pas réelle et on
15:38
est des génies parce qu'on a compris
15:43
c'est simplement de dire on ne peut rien
15:45
dire du monde en dehors de ce que nous
15:50
c'est une limite structurelle
15:56
il y a une illustration de cette idée
15:58
que j'aime bien utiliser c'est l'exemple
16:05
de quelle couleur est une pomme verte
16:09
vous allez me dire elle est verte
16:14
mais est-ce qu'elle est réellement verte
16:20
rigoureusement parlant une pomme qui
16:23
nous apparaît verte elle n'est pas verte
16:27
elle reflète le verbe
16:31
elle renvoie du verre
16:34
parce qu'elle est constituée de
16:36
composants chimiques qui réagissent à la
16:39
lumière et que quand une pomme nous
16:44
ça veut dire qu'elle absorbe le rouge et
16:46
le bleu et qu'elle renvoie le verre
16:50
on appelle ça la synthèse soustractive
16:55
et donc la couleur d'un objet
16:58
ce n'est pas la couleur de cet objet
17:01
c'est la couleur renvoyée par cet objet
17:08
on dit qu'un objet à telle couleur quand
17:11
il renvoie cette couleur
17:14
autrement dit la pomme verte c'est une
17:18
pomme qui est tout sauf verte
17:23
c'est quand même étrange quand on y
17:27
et cette couleur sera captée par Marine
17:30
qui va envoyer un message à mon cerveau
17:33
qui va traiter l'information pour me
17:36
faire percevoir la couleur
17:38
donc la perception c'est le résultat
17:41
d'un traitement par le cerveau d'une
17:43
donnée rétinienne elle-même dépendante
17:47
d'une sensibilité rétinienne
17:51
quand je perçois une couleur je ne
17:53
perçois pas une couleur
17:55
je perçois l'effet d'un phénomène
18:00
quand je perçois un objet ce que je
18:03
perçois en réalité c'est le
18:05
fonctionnement de mon œil
18:08
je ne perçois pas l'objet je perçois ma
18:14
ce que nous dit quand c'est que toute
18:17
connaissance est fondamentalement limité
18:20
par les conditions de notre perception
18:24
toute connaissance et conditionnée par
18:27
les structures de la perception
18:31
d'où l'idée que la réalité en soi ce que
18:35
quand appelle le nous-mêmes nous est à
18:41
nous sommes prisonniers de nos sens
18:43
comme nous sommes prisonniers des mots
18:47
avec lesquels nous pensons
18:49
on peut pas en sortir
18:51
on peut seulement avoir conscience que
18:54
ce qu'on perçoit ce n'est pas la réalité
18:56
mais seulement notre perception de la
19:02
quand ne parle pas des couleurs mais il
19:07
il parle de l'espace et du temps
19:11
et il nous dit l'espace et le temps
19:13
constitue les formes a priori de la
19:19
qu'est-ce que ça veut dire
19:21
ça veut dire qu'on ne peut rien
19:22
percevoir donc rien connaître en dehors
19:27
de l'espace ou du temps
19:30
l'espace c'est le domaine des objets
19:34
des objets physiques
19:37
ce smartphone ce stylo ce micro ils
19:44
ils prennent place dans un espace
19:49
sans cet espace aucun objectif ne
19:54
le temps c'est le domaine des objets
19:59
des étapes psychiques
20:01
un état psychique se caractérise par sa
20:05
sans la dimension du temps pas de
20:10
ce que nous dit quand c'est que nous
20:12
avons les perceptions de notre
20:18
c'est parce que notre sensibilité est
20:20
structurée par ces deux paramètres que
20:22
sont l'espace et le ton que nous
20:25
percevons les objets tantôt sous la
20:27
dimension spatiale tantôt sous la
20:30
dimension temporelle
20:33
et pourquoi c'est important
20:35
c'est important parce que ça veut dire
20:37
que ce n'est pas tant le monde qui est
20:40
de nature spatiale et temporelle
20:43
c'est notre perception du monde qui est
20:46
de nature spatiale et temporelle
20:49
autrement dit l'espace et le temps ne
20:51
sont pas des propriétés du monde ils
20:54
sont des propriétés de notre perception
20:59
quand tu appelles ça l'esthétique prend
21:03
esthétique parce qu'en grec esthéticos
21:06
ça veut dire sensation ou perception
21:10
comme dans le mot Anne esthésie
21:13
anesthésie c'est le fait de ne plus
21:18
et transcendantal c'est un mot qui veut
21:20
dire ce qui rend possible
21:24
alors attention il ne faut surtout pas
21:26
confondre transcendantal et transcendant
21:31
il arrive souvent que des gens emploient
21:33
le mot transcendantal pour dire
21:37
et c'est pas du tout la même chose
21:39
on peut même dire que ces deux mots
21:42
transcendant c'est ce qui vient du
21:46
c'est ce qui est au-dessus du sujet et
21:49
qui descend vers le sujet
21:55
transcendantal c'est au contraire ce qui
22:02
la structure interne
22:05
donc l'esthétique transcendantale c'est
22:08
l'analyse des structures de notre
22:12
c'est pour ça que la philosophie de Kant
22:16
idéalisme transcendantal
22:19
idéalisme parce que pour quand nous ne
22:23
connaissons pas le monde mais seulement
22:24
une représentation du monde
22:27
l'idéalisme c'est tout ce qui est lié à
22:33
et transcendantale parce que cette
22:35
représentation a des conditions
22:39
elle a une structure
22:40
en l'occurrence l'espace et le temps
22:45
donc si on devait simplifier on pourrait
22:48
dire que l'idéalisme transcendantal
22:50
c'est la doctrine qui consiste à dire
22:53
premièrement que nous n'avons pas accès
22:56
à la réalité mais seulement à une
22:58
représentation de la réalité
23:01
et deuxièmement que cette représentation
23:04
de la réalité est structurée par deux
23:07
paramètres qui sont l'espace et le temps
23:12
alors on va souffler un peu
23:15
parce que j'ai conscience que c'est pas
23:18
on va souffler un peu en expliquant en
23:21
quoi le projet philosophique de Kant est
23:23
quand même assez original
23:25
quand est un philosophe chrétien
23:34
comme Descartes et des croyants comme
23:37
d'ailleurs été croyant la plupart des
23:40
et pourtant quand tu diras on peut pas
23:43
prouver l'existence de Dieu
23:45
on peut pas la prouver
23:50
un philosophe croyant qui dit lui-même
23:51
qu'on ne peut pas prouver l'existence de
23:54
autant se tirer une balle dans le pied
23:57
bah non parce qu'en fait quand tu es
24:03
parce qu'il est conscient contre le
24:05
domaine de la raison et le domaine de la
24:11
Pascal l'avait d'ailleurs dit avant lui
24:13
Pascal disait vouloir démontrer
24:16
l'existence de Dieu c'est vouloir
24:18
démontrer l'indémontrable
24:23
Dieu est ce qui est chape aux outils de
24:27
donc c'est peine perdu
24:30
quitte à croire en Dieu autant faire le
24:32
pari de l'existence de Dieu
24:36
parier sur l'existence de Dieu c'est
24:38
finalement plus honnête et plus cohérent
24:40
que de vouloir la démontrer
24:43
Descartes a voulu démontrer l'existence
24:47
il a voulu prouver que Dieu existe à
24:51
travers le sol instrument de la raison
24:54
et l'une de ses preuves ou plutôt l'un
24:58
consiste à dire que si Dieu est bel et
25:03
bien un être parfait
25:05
il ne peut pas ne pas exister
25:08
sinon il ne serait pas parfait
25:12
puisqu'il lui manquerait quelque chose
25:15
c'est ça le raisonnement de Descartes
25:18
partir de la définition de Dieu pour en
25:21
déduire son existence
25:24
on appelle ça l'argument ontologique
25:27
l'argument par lequel on déduit
25:30
l'existence d'une chose à partir de sa
25:34
et alors là quand ne va pas être
25:38
qu'est-ce qu'il va faire contre
25:40
il va attraper des cartes par l'oreille
25:46
qu'est-ce que tu fais là
25:52
c'est même pas qu'elle marche pas c'est
25:55
que c'est pas une démonstration du tout
25:58
tu n'as rien démontré du tout
26:01
tu as juste répéter deux fois la même
26:05
qu'est-ce qu'il voulait dire par là
26:07
il voulait dire que quand on définit
26:09
quelque chose par exemple Dieu comme
26:15
le fait de dire qu'il existe parce qu'il
26:18
est parfait ça revient seulement à
26:20
répéter qu'il est parfait
26:23
si je dis tous les joueurs de tennis
26:25
gaucher sont gaucher
26:28
est-ce que j'ai démontré quoi que ce
26:32
je n'ai rien démontré
26:34
j'ai répété ce qui était déjà contenu
26:36
dans mon premier énoncé
26:38
et bien ce que nous dit quand c'est que
26:41
des cartes fait la même chose avec Dieu
26:45
il déduit son existence d'une propriété
26:47
la perfection qui était déjà posée dans
26:51
sa définition de départ
26:54
mais ça c'est trop facile
26:56
on peut démontrer l'existence de tout ce
27:00
si je dis quelque chose qui est obligé
27:04
j'ai mis la conclusion dans ma prémisse
27:10
l'exemple de Descartes illustre le fait
27:12
que parfois la raison nous fait dire
27:18
ou plus exactement que la raison peut
27:20
nous conduire à des conclusions
27:24
à des conclusions antinomiques
27:28
ce que quand appelle les antinomies de
27:33
parce que de la même façon que Descartes
27:36
pensez avoir démontré l'existence de
27:40
certains diront qu'ils ont démontré
27:42
l'inexistence de Dieu par la raison
27:46
en disant par exemple
27:47
tout ce qui existe à une cause donc si
27:52
Dieu existe il faut bien qu'il est une
27:55
cause mais si Dieu a une cause il n'est
27:58
plus Dieu donc Dieu n'existe pas
28:03
donc le problème de la raison c'est
28:04
qu'elle peut démontrer tout et son
28:08
elle peut démontrer que Dieu existe
28:10
comme elle peut démontrer que Dieu
28:14
elle peut démontrer que nous sommes
28:16
libres comme un peu démontré que nous
28:20
et si la raison peut démontrer une chose
28:22
et son contraire c'est qu'il y a un
28:25
problème avec la raison
28:27
c'est qu'on peut pas entièrement se fier
28:32
qu'elle a des limites
28:35
et là il faut bien voir ce que l'analyse
28:39
elle signifie la destitution de la
28:43
raison de son piédestal
28:47
la raison n'est plus le juge suprême du
28:52
donc ce que nous dit quand c'est que non
28:55
seulement notre perception a des limites
28:58
notre perception ne nous permet pas
29:00
d'accéder à la réalité en soi
29:03
mais en plus la raison elle-même a des
29:09
or la connaissance étant le produit de
29:12
la perception et de la raison quand on
29:15
arrive à cette conclusion que la
29:16
connaissance est doublement limitée
29:19
limiter par les limites de notre
29:21
perception et par les limites de notre
29:27
et de la même façon qu'il existe une
29:29
structure de la perception ce que quand
29:31
appelle les formes a priori de la
29:35
il existe une structure de la raison que
29:38
quand appelle les formes a priori de
29:43
donc on va voir ce que ça signifie mais
29:45
avant ça juste une petite remarque pour
29:47
bien souligner en quoi le projet de
29:49
compte constitue ce qu'on appelle un
29:53
quand le premier philosophe qui a
29:55
cherché non pas à expliquer comment
29:59
mais expliquer ce qu'il était impossible
30:04
c'est pour ça qu'on parle parfois du
30:06
criticisme conscient
30:09
la philosophie comme approche critique
30:14
et si c'est aussi important c'est parce
30:16
que c'est ce qui a donné naissance à
30:21
c'est-à-dire à l'étude des conditions de
30:23
possibilité de la connaissance
30:26
une branche de la philosophie des
30:29
donc après quand on ne pense plus de la
30:32
même façon parce qu'on pense l'esprit
30:34
humain en termes de limite
30:37
en termes de défaillance
30:40
il ne s'agit plus de dire voici ce
30:44
il s'agit de dire voici ce qu'est le
30:50
voici comment fonctionne le sujet
30:55
et voici pourquoi le sujet pensant
30:57
s'illusionne quand il pense être capable
31:00
de connaître le monde
31:03
donc je ferme la parenthèse pour en
31:05
revenir à ce que je disais juste avant à
31:07
savoir les formes a priori de
31:10
les formes a priori de l'entendement ou
31:13
les catégories de l'entendement ça veut
31:15
dire la même chose il y en a quatre
31:18
la quantité la qualité la relation et la
31:25
autrement dit pour quand tous les objets
31:28
que votre entendement est capable de
31:32
il ne peut les concevoir que sous ces
31:36
vous ne trouverez pas une catégorie vous
31:39
ne trouverez pas un concept de la raison
31:42
qui échappe à ces catégories
31:45
il n'y a rien de pensable or de ces
31:50
ce serait comme vouloir imaginer une
31:56
et bien là c'est la même chose mais pour
32:00
pour faire un parallèle même si
32:01
comparaison n'est pas raison
32:04
c'est comme quand Spinoza explique que
32:06
tout ce que l'homme est capable de
32:07
concevoir il peut le concevoir soit sous
32:11
l'attribut de l'étendue soit sous
32:14
l'attribut de la pensée
32:16
est-ce que ça veut dire que le monde
32:17
n'est constitué que détendu et de penser
32:22
ça veut dire que le monde n'est
32:24
connaissable que sous les attributs de
32:27
l'étendue et de la pensée
32:30
et bien la même façon la raison humaine
32:32
est structurée par des catégories de
32:35
pensée par un contenant de la pensée
32:39
et on peut rien penser hors de ce
32:44
raison pour laquelle on disait tout à
32:45
l'heure que la connaissance ne nous
32:47
renseignait pas tant sur le monde que
32:50
sur nos facultés de connaissances
32:54
connaître c'est d'abord connaître le
32:56
fonctionnement de l'esprit
32:59
et lorsque quand parle des connaissances
33:01
mathématiques qui sont censés être les
33:04
connaissances les plus fiables et les
33:06
plus objectives qui soient il nous dit
33:09
les connaissances mathématiques sont un
33:12
pur produit de l'esprit
33:14
c'est ce qu'il appelle des connaissances
33:19
c'est-à-dire que ce sont des
33:20
connaissances qui sont totalement
33:21
indépendantes de l'expérience
33:25
et bien les connaissances a priori les
33:28
connaissances logicomathématiques ce
33:31
sont des connaissances qui nous
33:32
renseignent uniquement sur la manière
33:35
dont l'entendement est structuré
33:38
on dit que les mathématiques sont
33:39
objectives mais ce n'est pas qu'elles
33:43
c'est qu'elles sont le pur reflet du
33:45
fonctionnement de notre raison
33:47
pour quand produire des connaissances
33:49
mathématiques ces produire une
33:52
connaissance de notre esprit
33:56
donc finalement ce que fait quand c'est
33:59
qu'il montre la relativité de notre
34:04
relativité au sens où la connaissance
34:06
humaine est toujours partielle
34:10
elle est toujours conditionnée elle est
34:14
contrainte par sa structure
34:17
et dire ça à l'époque c'est faire un
34:21
grand pas sur le plan philosophique
34:24
parce que c'est cessé de voir la raison
34:26
comme un outil qui nous permettrait
34:29
d'atteindre un absolu
34:31
parce que c'est ça le penchant naturel
34:36
vouloir atteindre l'absolu
34:38
vouloir atteindre la cause première la
34:47
le penchant naturel de la raison c'est
34:48
la régression à l'infini
34:52
jusqu'à atteindre la vérité
34:56
mais ça nous dit quand ce sont des
35:01
il y a un plafond de verre au-dessus de
35:06
parce que la structure du monde n'est
35:09
pas la structure de la raison
35:13
jusqu'au 18ème siècle il y avait une
35:15
sorte de sous-entendu une sorte de
35:18
croyance tacite selon laquelle la
35:21
structure de la raison correspondrait à
35:23
la structure du monde
35:27
elle est là l'illusion
35:30
quand le dit clairement
35:32
ce n'est pas la connaissance qui se
35:37
c'est le monde qui se règle sur la
35:42
sur les possibilités de la connaissance
35:47
et la philosophie ancienne vise moins à
35:50
connaître le monde qu'à connaître la
35:53
connaissance elle-même
35:56
quand initie ce qu'on appellera la
35:58
révolution copernicienne en philosophie
36:02
ce n'est plus le monde qui est au centre
36:06
et le sujet qui cherche à le connaître
36:10
c'est le sujet qui devient central et
36:13
c'est le monde qui s'adapte à lui
36:16
le monde se conforme aux modalités de
36:19
perception et de compréhension du sujet
36:23
et parce qu'il s'y conforme
36:28
il n'est plus la réalité en soi
36:32
il devient la réalité phénoménale
36:37
la réalité perceptible et compréhensible
36:42
le monde qui gravite autour du sujet
36:44
c'est le monde en tant qu'il est perçu
36:47
et pensé par le sujet
36:50
ce n'est pas le monde comme absolu
36:53
quand des absolutises la connaissance
36:58
il la ramène à ses conditions de
37:03
il introduit la subjectivité du sujet
37:06
pensant comme composant essentielles de
37:09
la connaissance de l'objet pensé
37:13
il renverse la hiérarchie sujet
37:17
la hiérarchie raison pensante et monde
37:24
c'est la raison qui devient l'objet de
37:27
et non plus le monde
37:30
avec Kant la pensée se regarde pour la
37:34
première fois dans un miroir
37:40
il s'agit d'opérer ici un changement de
37:42
méthode analogue à celui qu'on accompli
37:44
les mathématiques dans l'Antiquité
37:46
grecque lorsqu’à la place des
37:47
tâtonnements auxquels elle s'était
37:49
livrée jusque là quelques grands esprits
37:51
sont genre à faire sortir la
37:52
connaissance de l'objet de la
37:54
construction a priori de son concept ou
37:57
à celui cas dans les temps modernes
37:58
accomplit la physique lorsque lieu de se
38:01
laisser conduire par la nature comme à
38:03
la lisière elle entreprit de diriger et
38:05
d'interpréter les expériences d'après
38:07
les principes même de la raison et de
38:09
forcer ainsi la nature de répondre comme
38:11
un juge souverain les auteurs de ces
38:14
révolution avaient compris que la raison
38:16
n'aperçoit que ce qu'elle produit
38:17
d'elle-même d'après ses propres plans
38:19
c'est cette vue que quand tentent
38:22
d'introduire dans la métaphysique afin
38:24
d'y opérer une révolution semblable à
38:26
celle qui ont produit de si heureux
38:28
effet dans les mathématiques et dans la
38:30
physique il compare encore l'idée
38:32
d'après laquelle il entreprend cette
38:34
révolution à celle de Copernic celui-ci
38:37
voyant qu'il ne pouvait venir à bout
38:39
d'expliquer les mouvements du ciel en
38:41
admettant que toute la multitude des
38:43
astres tournés autour du spectateur
38:44
chercha s'il ne serait pas mieux de
38:46
supposer que c'est le spectateur qui
38:48
tourne et que les astres restent
38:51
immobiles de même au lieu de supposer
38:53
comme on l'a fait jusqu'ici que toutes
38:55
nos connaissances se règle sur les
38:57
objets quand supposent que ce sont au
38:59
contraire les objets qui se règle sur
39:01
notre connaissance ils pensent pouvoir
39:04
résoudre ainsi ce problème qui est la
39:06
première question et comme une question
39:07
de vie ou de mort pour la métaphysique
39:09
comment une connaissance a priori des
39:12
choses est-elle possible la réponse se
39:15
résume dans cette pensée que quand
39:17
regarde comme la pierre de touche de la
39:18
nouvelle méthode c'est que nous ne
39:20
connaissons a priori des choses que ce
39:23
que nous y mettons nous-mêmes doigt
39:25
déduit cette conséquence contraire en
39:27
apparence au but que poursuit la
39:29
métaphysique nous ne pouvons avec cette
39:31
faculté dépasser les bornes de
39:34
l'expérience possible puisque la part
39:36
que nous apportons a priori dans notre
39:38
connaissance de la nature
39:40
certes précisément à la rendre possible
39:42
et qu'en dehors de cet usage elle ne
39:44
saurait avoir de signification notre
39:47
philosophie indique comme contre-épreuve
39:49
de la vérité de ce résultat une sorte
39:51
d'expérimentation qui a beaucoup
39:53
d'analogies avec celles que les
39:55
chimistes nomment souvent essaient de
39:57
réduction elle consiste à éprouver les
39:59
principes a priori de la raison en les
40:02
considérant successivement sous deux
40:03
points de vue différents d'un côté comme
40:06
nous faisons connaître les choses telles
40:08
qu'elles sont en soi de l'autre comme
40:10
nous les faisons connaître seulement tel
40:12
qu'elle nous apparaissent en vertu des
40:14
lois a priori de notre esprit ou d'un
40:17
seul mot à titre de phénomène s'il
40:20
arrive que dans le premier cas il donne
40:22
lieu à un véritable conflit de la raison
40:24
avec elle-même tandis que cette
40:26
contradiction disparaît dans le second
40:28
il sera démontré que notre raison
40:30
n'atteint que des phénomènes sans
40:33
pouvoir s’étendre aux choses en soi
40:34
lesquelles bien que réelles en elle-même
40:41
depuis le XVIIIe siècle l'homme a pris
40:44
conscience de ses limites
40:47
il a pris conscience que le monde
40:49
n'était pas tel qu'il se le représentait
40:53
et qu'avant de vouloir connaître le
40:57
il fallait d'abord commencer par se
41:02
quand fut l'initiateur de ce projet
41:08
d'autocritique de la raison humaine
41:12
une raison qui est désormais son
41:23
et qui appelle à ne pas tout
41:29
à ne pas lui faire tout endosser
41:33
la principale illusion de la raison
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étant qu'on appelle généralement raison
41:39
notre propre conception de la raison
41:44
et qu'on appelle irrationnel
41:47
ce qui ne rentre pas dans cette
41:51
c'est la connaissance est quelque chose
41:53
qui nous tient à cœur
41:56
et que la raison est notre seul moyen
42:00
espérons que tous les êtres qui en sont
42:07
qu'une autre raison est possible