Les grandes œuvres philosophiques - Critique de la raison pure de Kant - Jeudis Philo
Immanuel Kant's Critique of Pure Reason establishes the limits of human knowledge by asserting that we can only perceive phenomena (how things appear in space and time) rather than noumena (the things-in-themselves). To do this, Kant maps the mind's hardwired architecture—including 12 universal 'a priori' categories of understanding—which allows us to construct scientific laws while remaining fundamentally distinct from the ultimate reality of objects, the soul, or God.
This lecture provides an accessible gateway into Kant's transcendental idealism, clarifying how his 'Copernican Revolution' in philosophy shifts the focal point of knowledge from the external object to the structural limits and active processes of the human subject's mind.
Section summaries
Segment
optionalEstablishes Kant in the 18th-century Enlightenment era alongside Descartes' legacy, but does not dive into the core concepts of the Critique yet.
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watchIntroduces Kant's highly regulated life in Koenigsberg and the three famous guiding questions: What can I know? What should I do? What can I hope?
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watchCrucial breakdown of what Kant means by 'pure' (independent of experience) and 'critique' (testing the limits of thought itself).
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watchExplains synthetic a priori judgments and how space and time are hardwired filters of human sensibility.
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watchThe heart of the lecture, dissecting how Kant reorganizes the mind into Quantity, Quality, Relation, and Modality to make sense of the universe.
Segment
watchExplains how the mind deals with ideas of the soul, the universe, and God, detailing the boundaries of rational theology.
Segment
optionalSummarizes the significance of the subject-centered philosophy and features quotes from philosopher Jeanne Hersch evaluating Kant's profound impact.
Key points
- The Copernican Revolution in Philosophy — Instead of assuming that our thoughts must conform to external objects, Kant proposed that objects must conform to the structure of our mind. The human subject is the active center of cognition, projecting space and time as a priori conditions of any experience rather than receiving them from the outside.
- Phenomena vs. Noumena (The Thing-In-Itself) — We can only ever perceive and scientifically analyze 'phenomena' (how things appear to us through the lenses of space, time, and the categories). The ultimate reality of an object, known as the 'noumenon' or the 'thing-in-itself' (Ansich / En-soi), remains forever structurally inaccessible to theoretical human reason.
- The 12 A Priori Categories of Understanding — Kant identifies twelve hardwired mental structures (grouped under Quantity, Quality, Relation, and Modality) that our minds use to synthesize sensory inputs into meaningful judgments. These are independent of experience (a priori) but are necessary to build consistent, objective physical laws.
- Limiting Knowledge to Make Room for Belief — Kant argues that speculative reason can neither prove nor disprove the existence of God, the immortality of the soul, or the absolute boundaries of the universe. By mapping and securing the limits of scientific knowledge, he clears a rational space for moral, practical belief (faith) that is unthreatened by materialist science.
“il me fallait limiter le savoir pour faire place à la croyance” — Emmanuel Kant (quoted by the speaker)
“nous ne connaissons les choses que telles qu'elles nous apparaissent et pas telle qu'elles sont” — The Speaker
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[Musique]
[Musique]
[Applaudissements]
cette fameuse Critique de la raison pure
d'Emmanuel Kant que très peu de monde à
lui
[Musique]
[Musique]
[Rires]
alors je vais quand même situer un tout
petit peu quand même si
même si
c'est quelqu'un qu'on connaît déjà
qu'on a déjà rencontré Emmanuel on a
rencontré à koenigster
alors
on est en plein 18e
ça peut être un petit retour en arrière
vous rappelez que la philosophie moderne
en fait la philosophie moderne a été
ouverte
par Descartes au 17e donc un siècle
avant
avec dans son sillage
Spinoza live night Pascal d'une certaine
maillet et là nous sommes dans le 18e
siècle qui est le point de départ d'une
véritable révolution de la pensée
philosophique c'est le siècle des
Lumières
et l'esprit des Lumières
qui correspond avant tout à un mouvement
littéraire va trouver un écho évidemment
très important dans la pensée
philosophique de ce siècle et vous
rappelez peut-être que c'est à quand
lui-même qu'on doit
la première définition des lumières de
l'esprit des Lumières la Love clairung
en allemand
dans un très beau texte
qu'on avait évoqué déjà qu'est-ce que
les Lumières ou
sans penser que nous sommes déjà à
l'époque dans une époque éclairée
quand pensent que son époque est en
route vers les lumières il y a une très
grande espoir à cette époque l'humanité
puisse aller vers les lumières et donc
deviennent éclairées et qu'est-ce qu'il
entend par cela une humanité qui soit
capable de ne plus penser sous tutelle
cet esprit de
cette idée de d'être sous tutelle
c'est-à-dire de devoir penser grâce à
l'autre grâce aux baking de la pensée de
l'autre voilà ce dont quand veut
affranchir l'homme pouvoir penser par
soi-même d'une manière libre c'est pour
ça qu'il a aussi tant d'espoir avec la
Révolution française
donc quand on pense que sa chemise vers
une période éclairée qu'on est en route
vers les lumières et il va hériter de
Descartes incontestablement cet état
d'esprit visant à l'émancipation
à l'affranchissement intellectuel et
morale par rapport au passé par rapport
à toutes les doctrines les visions du
passé et par rapport aux opinions disons
reçus c'est pour ça qu'il va transformer
quand même radicalement en profondeur
les perspectives et les concepts de la
pensée philosophique il y a une grande
philosophe
qui s'appelle Jeanne Hersch qui a écrit
un très joli livre sur l'étonnement
philosophique et qui a beaucoup traduit
les philosophes allemands qui dit que si
nous négligions quand nous ne
compririons pas grand chose à tout le
développement philosophique
ultérieur y compris aux nombreux
penseurs qui ne se sent vraiment mis à
philosopher que pour le combattre
puisque évidemment quand
chantre de cette idéalisme
transcendantal comme ça qu'on appelle
philosophie idéalisme et pour vraiment
appuyer la notion d'idéalisme idéalisme
transcendantal et bien évidemment ne va
pas avoir que des amis que des adeptes
c'est beaucoup vont combattre justement
ce côté idéaliste et transcendant
alors qu'entrevient au point de départ
cartésien des cartes et il explique que
si la connaissance la connaissance et la
connaissance d'un objet par un sujet un
sujet humain et s'il y a primauté du
sujet
pensant sur l'objet pensé et ça c'est un
héritage de Descartes la primauté du
sujet pensant rappelez-vous je pense je
suis Cognito donc primauté du sujet
pensant sur l'objet pensé donc ça il
irrite de cela alors la question que
quand on se pose c'est une connaissance
objective est-elle possible voilà la
grande question de quand une
connaissance objective est-elle possible
une connaissance scientifique
avec cet objectif lié à l'adjectif
scientifique est-ce que c'est possible
compte tenu que justement il y a cette
primauté du sujet sur l'objet avec la
connaissance a priori aussi et à
posteriorités attention aux gros mots on
va y aller mais doucement oui oui
recherche effectivement
d'éléments qu'on va définir comme étant
a priori ou pur
pur ou a priori ça peut être considéré
comme synonyme c'est-à-dire de manière
très simple indépendant de l'expérience
tel qu'il soit quelque chose de
nécessaire quelque chose d'universel
indépendante de l'expérience
sensible c'est ça qu'il va rechercher
d'où évidemment un aspect extrêmement
métaphysique et abstrait à sa pensée
puisque il
va s'opposer à la métaphysique
traditionnelle ou à la métaphysique
classique notamment des Grecs et il va
surtout essayer de refonder une
métaphysique
et mais rappelez-vous que nous sommes
dans une période où
la philosophie est très imprégnée de
penser mathématiques
puisque des cartes tous les grands
philosophes du 17e sont des
scientifiques sont des mathématiciens
sont des physiciens rappelez-vous des
cartes qui fait des expériences sur
l'optique sur les cônes Pascal également
la limite également Spinoza aussi donc
la grande question de l'époque le
remplacer bien dans le contexte c'est
quid de la science une connaissance
scientifique objective est-elle possible
compte tenu de ce qu'est l'objet et
surtout de ce qu'est le sujet vers le
sujet pensant donc il y a vraiment
un grand de lumière qui est mise sur ce
sujet pensant et donc il va résumer
lui-même les axes de sa recherche en
trois questions
que puis-je connaître
que puis-je connaître c'est le propos de
ce qu'on va étudier ce matin la Critique
de la raison pure que dois-je faire
ça c'est la deuxième grande critique
elle appelle la Critique de la raison
pratique
c'est-à-dire quels sont les éléments qui
peuvent m'aider à agir dans le monde que
dois-je faire et 3e critique que puis-je
espérer donc là c'est toute la notion de
l'espérance dans le devenir dans le
monde à venir ça c'est la troisième
grande critique la Critique de la
faculté de juger
Critique de la faculté de juger
qui va comme on va le voir aussi parler
beaucoup de l'Idée du Beau
alors voilà pour poser un petit peu la
le questionnement
des manuels Kant alors quelques éléments
rapides sur
sur sa vie mais vraiment rapide parce
que c'est quelque chose qu'on a déjà vu
il aime bien
ça va
[Musique]
alors quelques éléments le rappel rapide
sur vous avez que bon on a beaucoup
blosé sur la vie extrêmement
réglée de quand il
va vivre durant la plus grande partie du
XVIIIe siècle j'ai remis ces dates
tableau 1724 1804 donc à l'époque c'est
une longue vie 80 ans qu'il va passer
totalement exclusivement à Koenigsberg
qui est une petite ville de la Prusse
orientale tout au nord près de la mer
Baltique et
de la façon la plus stable et dans une
vie strictement réglée alors c'est vrai
qu'il est en contraste avec des cartes
et bien d'autres philosophes penseurs
qui eux aimaient voyager qui était
curieux de découvrir d'autres horizons
lui c'est pas du tout le c'est pas du
tout le cas il est toujours resté de la
Koenigsberg et c'est comme si quelque
part l'audace de sa pensée puisque la
pensée de Kante est une pensée
audacieuse cette audace suffisait à
apaiser en lui tout désir d'aventure il
a il a vécu son aventure dans la pensée
et dans la pensée dans la réflexion et
dans l'enseignement puisque en fait il a
vécu donc toute sa vie à Koenigsberg il
a connu l'université en tant qu'étudiant
et ensuite en tant que professeur
et il va enseigner des disciplines très
diverses qui ne serait plus possible
aujourd'hui il va enseigner la logique
mais aussi les mathématiques la morale
l'anthropologie la théologie mais aussi
la géographie donc vraiment un esprit
éclectique
donc
sa vie tout entière est consacrée à la
méditation à l'enseignement et vous
connaissez son emploi du temps auquel il
n'a fait une entorse qu'à deux reprises
dit-on deux jours dans sa vie où il a
pas déjeuné à 13h où il est pas
forcément aller se promener à 15h30 ce
qui a mis toute la population de
Koenigsberg en émoi puisque il réglait
leur montre sur le passage de Monsieur
Kant et ces deux jours c'est lorsque il
a appris la parution du contrat social
de Jean-Jacques Rousseau
Jean-Jacques Rousseau en 1762 publie ce
contrat social et il aime beaucoup
Rousseau il a beaucoup lu
il dit lui-même que ses Rousseaux et yum
David humm l'anglais qui l'ont fait
sortir de son sommeil dogmatique donc
ils l'ont réveillé à la à la philosophie
et l'autre jour c'est évidemment le jour
où il a appris la nouvelle de la
Révolution française et oui c'est
précipité chez son libraire pour acheter
le journal il dit lui-même
je cite je suis par goût un chercheur
je sens la soif de connaître tout
entière le désir inquiet d'étendre mon
savoir
il fut un temps où je croyais que tout
cela pouvait constituer l'honneur de
l'humanité
et je méprisais le peuple qui est
ignorant de tout
ces Rousseau qui m'a désabusé vous voyez
là il est reconnaissant vis-à-vis de
Rousseau cette illusoire supériorité
s'évanouit j'apprends à honorer les
hommes et je me trouverais bien plus
inutile que le commun des travailleurs
si je ne croyais que ce sujet d'étude
peut donner à tous les autres une valeur
qui consiste en ceci faire ressortir les
droits de l'humanité
voilà ce à quoi quand va être
extrêmement
fidèle tout le long de sa vie de
travailler pour l'humanité de croire en
l'humanité de croire en sa possibilité
d'évolution de libération des carcans
des idées reçues des opinions toutes
faites et de pouvoir
penser librement
alors ces trois critiques puisque il a
publié plein d'autres ouvrages mais ce
qui sont relativement peu moins connus
ces trois critiques
qui font de ce qu'on appelle le
criticisme et que lui-même appelle de
criticisme puisqu'il va critiquer
essayer d'apporter un regard neuf c'est
trois critiques il va les publier de
manière assez rapprochée Critique de la
raison pure en 1781
Critique de la raison pratique en 1788
vous voyez juste à la veille et la
Révolution et Critique de la faculté de
juger en 1790 voilà ce qui compose le
coeur de l'oeuvre de kant Critique de la
raison pure présent pratique critique la
faculté de juger donc on a une trilogie
ce qu'on appelle la trilogie critique de
corde même si aujourd'hui on va parler
de la Critique de la raison pure je
replace un petit peu le contexte des
trois critiques
Critique de la raison pure alors bon le
terme critique on va
de la raison pure
Critique de la raison pratique
Critique de la faculté de juger
problème du jugement
[Musique]
et de vision téléologique aussi donc de
vraiment de l'avenir de l'homme alors je
vais décortiquer les critiques de la
raison pure qu'est-ce que ça veut dire
critique qu'est-ce que ça veut dire
raison qu'est-ce que ça veut dire pur
le terme critique
signifie que la pensée se met elle-même
en question
la pensée se réfléchit elle-même
et donc elle va essayer de s'abstraire
de tout ce qui est déjà connu c'est un
peu ça
de faire un peu table rase même beaucoup
table rase de toutes les philosophies ou
les visions qui les ont précédés pour
essayer de repenser librement donc ça
c'est le terme critique qui signifie que
la pensée se met elle-même en question
afin de connaître
qu'est-ce que je peux connaître et
d'évaluer sa propre portée que puis-je
connaître et jusqu'où ma connaissance
peut-elle aller y a-t-il des limites à
ma connaissance et on verra que quand tu
vas effectivement discerner des limites
à la connaissance il y a des choses
qu'on peut connaître et puis il y a des
choses qu'on ne peut pas connaître
le terme raison
a besoin aussi d'être expliqué qu'est-ce
qu'il l'appelle raison et bien c'est la
pensée en tant qu'elle cherche à
connaître
la pensée en tant qu'elle cherche à
connaître c'est donc une pensée
théorique
qui va être développé par le sujet
connaissance donc là ce qu'on va avoir
aujourd'hui c'est pour ça que c'est vrai
que c'est abstrait c'est métaphysique
mais ce sont des éléments théoriques on
va pas développer des pensées qu'est-ce
que quand tu pensais sur les choses mais
qu'est-ce qui est à l'intérieur de
l'être humain qui lui permet de penser
donc pour être peut-être encore plus
exact ou précis on pourrait dire que
c'est la critique de la raison théorique
purement rajouter cet aspect de ce qui
est
absolument presque en tout temps en tout
lieu dans leur
car il ne s'agit de la raison que en
tant qu'elles produit de la théorie et
c'est pour ça que par rapport à la
raison pratique il y a une différence
puisque dans la raison pratique on sera
un peu plus dans le monde
le terme pur alors le terme pur renvoie
aussi à cette idée que cette raison pure
ne doit rien devoir à l'expérience
elle doit être étudiée indépendamment de
ce que nous apporte l'expérience
concrète
et donc cette raison pure elle n'est en
aucune façon mêlée à des résultats
empiriques c'est-à-dire des résultats
provenants de l'expérience mais aussi
provenant des sens ce que j'ai vu ce que
j'ai entendu ce que j'ai senti ça non on
est au delà vraiment une pensée
métaphysique au-delà de la physique vous
essayez de comprendre comment ça se
passe la pensée et avec quel outil nous
pensons et donc avec quel outil nous
exprimons des jugements
très important pour savoir ce qu'on
raconte est vrai ou faux
entre autres
c'est vraiment étudié les structures
pensant de l'être humain
donc
comme on va le voir il y a quand même la
notion de Dieu aussi
chez quand donc on peut dire que c'est à
la fois en deçà de l'expérience et
au-delà l'expérience puisque
l'être humain est quand même un être
sensible mais ça il va il va l'étudier
mais là il y a vraiment une volonté de
chercher ce qui est nécessaire ce qui
est universel en tout temps en tout lieu
et on va voir les difficultés
évidemment auxquelles il va être
confronté donc
pur il y a un autre expression qu'on
peut considérer synonyme de pur c'est a
priori l'expression a priori
qu'est-ce que c'est qu'un quelque chose
d'a priori c'est quelque chose qui est
posé
à laquelle on adhère on adhère pas c'est
un autre problème mais qui est donné
indépendamment de l'expérience
indépendamment des sens de l'homme
et évidemment cette ce terme a priori va
s'opposer à l'autre expression a
posteriori c'est une grande opposition
entière puisque à posteriori c'est ce
qui provient de l'expérience et ce qui
est compris après avoir expérimenté a
postérieur après expérience
alors voilà pour ce qui est la crédit la
raison rapidement la Critique de la
raison pratique dont on va pas parler
aujourd'hui on parlera peut-être une
autre fois c'est la raison qui concerne
cette fois l'action
là on est plus dans la pensée pure la
pensée théorique pure on est dans
ce qui va expliquer nos choix nos
actions nos comportements alors là on
pourrait penser que c'est quelque chose
de beaucoup plus concret
pas vraiment parce que si on voulait
être là aussi complet sur le titre on
pourrait dire que c'est la Critique de
la raison pratique pure
puisque là aussi dans ce domaine de
l'action il faut pas attendre de quand
qui nous disent il faut agir comme ça ou
comme ça
de tel ou telle manière d'avoir un
bréviaire de la bonne conduite pas du
tout rappelez-vous il va chercher ce qui
là aussi et a priori c'est à dire ce
qu'ils font de Le Devoir ou l'obligation
morale et il va rechercher des principes
ce sont les fameuses Maxime
faisant ça que la maxime de ton action
puis cette érigé en loi universelle pas
fais en sorte que ton action soit érigée
en action universelle c'est ça
évidemment c'est pas possible mais fais
en sorte que la maxime c'est à dire le
principe la loi c'est-à-dire l'élément a
priori
totalement nécessaire et universel
encore une fois
puis-je être rédigé en loyer universelle
puisque alors à ce moment-là oui c'est
évidemment c'est pas forcément très très
concret
mais ça le mérite de faire réfléchir
puisque on ne
[Musique]
considère pas son devoir aux obligations
morales en
copiant ou en imitant simplement une
action mais le principe de cette action
donc quand faut-il aller la chercher
cette maxime ou ce principe c'est en
cela que c'est aussi la recherche de la
priori dans la raison pratique donc on
va rajouter on va se souffrir un petit
une petite
entorse voilà un petit interprétation
subjective de la raison pratique qu'on
pourrait appeler pur c'est pour ça que
il va déboucher sur cette nation
impératif vous rappeler catégorie
il y a des impératifs hypothétiques qui
sont soumis à condition il y a des
restes c'est super mais les interdits
catégoriques
c'est le devoir c'est ainsi que je dois
que cela me plaise ou pas
sur le mot raison en allemand dans le
texte de 4 il y a deux cas on a
quelqu'un qui a lu quand dans le texte
et donc la question c'est Tiffany la
raison c'est du fameux ou bien des ce
stade c'est pas la même chose si ça nous
on dira raisonnable et c'est le top qui
est utilisé dans le titre et tout au
long du livre donc la raison permet de
devenir raisonnable et puis il y a aussi
le terme dhlstein c'est la compréhension
la compréhension du monde par le sujet
Comment le sujet comprend-il les
phénomène et le monde qui l'entoure donc
il y a deux et c'est pas des grosses des
gros existent aussi en allemand c'est un
troisième terme c'est la raison pour
laquelle bientôt mais il n'est pas
apporté dans mon ouvrage c'est là où on
voit que la langue allemande est
vraiment
la langue de la philosophie parce que il
y a des subtilités
qui sont totalement
gommés c'est pour ça que les traducteurs
s'arrachent les cheveux
dans la traduction française où en
français on a la raison c'est pour ça
que tu permets de redéfinir un peu parce
que la raison on peut la définir de
10000 manières c'est la c'est aussi le
logo y et donc là il y a des subtilités
mais qui ne s'excluent pas parce qu'en
fait cette raison c'est à la fois ce qui
permet d'être raisonnable ce qui permet
de comprendre le monde et les conditions
même de cette compréhension c'est tout à
la fois simplement là on voit grâce à
cette subtilité de la langue que c'est
c'est différent facettes de la raison et
bien entendu ce n'est pas neutre si
quand employé tel terme plutôt que tel
autre le problème c'est que en
traduction française tout ça c'est la
raison
mais
merci beaucoup
et derrière le stade qui permet à
l'homme de comprendre le monde c'est la
compréhension du monde d'être femme
merci beaucoup
oui
la première acception et peut-être ça et
c'est tellement ok merci beaucoup
alors troisième critique rapidement la
Critique de la faculté de juger
type de la faculté de juger donc là
aussi il faut s'interroger sur le terme
de jugement qu'est-ce que c'est qu'un
jugement je l'explique parce qu'on y
reviendra tout à l'heure en logique le
jugement désigne un énoncé qui relie
deux concepts
c'est seulement à partir du moment où on
énonce un jugement que nous pouvons nous
demander c'est ce que nous disons est
vrai ou faux par exemple si je dis table
simplement ou table bon ce n'est ni vrai
ni faux si je dis cette table est en
bois
là on peut commencer à discuter savoir
si ce jugement est vrai ou faux donc un
jugement c'est fausse rappeler c'est ce
qui relie deux énoncés ce mur est orange
si je dis mur simplement c'est pas un
jugement si je dis ce mur est orange là
il y a un jugement et qui peut être donc
étudié ce qu'il va beaucoup développer
dans la Critique de la faculté dugé
c'est justement
quels sont notre nos faculté de porter
des jugements plutôt certains types de
jugements et ça va être une très grande
interrogation sur la notion du beau
quand on dit ceci est beau c'est un
jugement ce tableau est beau ou ce
tableau il est c'est un jugement et donc
qui sommes-nous pour
qu'est-ce qui fait qu'en nous nous
exprimons ce type de jugement donc c'est
il va arriver à cette conclusion que est
beau ce qui plaît universellement
sans concept c'est à dire là il y a
aussi une idée de nécessité et
d'universalité
bon mais je veux pas m'étendre plus
puisque ce qu'on va étudier ce matin
c'est la Critique de la raison pure donc
on va examiner depuis play de plus près
cette critique de la raison pure et
c'est cet ouvrage donc il disait qu'avec
lui il avait réalisé accompli sa
révolution
copernicienne donc ça va qui tourne
autour de quoi est-ce que c'est le
soleil qui tourne autour de nous est-ce
que c'est nous qui tourne autour du
soleil donc c'est quand même pas rien
alors on va y aller doucement
comprends un petit peu la progression de
l'ouvrage d'abord
il va s'intéresser aux différents types
de jugements justement quelles sont les
différents types de jugements
il va établir une double distinction
dans ses jugements il va dire d'une part
il y a les jugements a priori
qui sont fondées sur la pensée elle-même
et les jugements à posteriori qui
proviennent de l'expérience
première distinction assez simple les
jugements a priori les jugements
postérioriés
les jumeaux sont fondés sur la pensée
elle-même et les autres proviennent de
l'expérience sont et ça c'est très
important
a priori qu'est-ce qui est a priori les
jugements qui sont nécessaires et
universel
jugement a priori sont nécessaires c'est
ils ne peuvent pas ne pas être
ça ça s'oppose à la notion philosophique
d'être contingent ce qui est contingent
c'est ce qui arrive mais ce qui pourrait
ne pas arriver là quand c'est nécessaire
arrive nécessairement obligatoire
forcément il y a pas de conditions donc
c'est jugements a priori sont
nécessaires et universels ils sont en
somme pareil au jugement mathématiques
là on sent un emprise la réflexion
mathématique donc le grand repère la
grande référence et mathématiques ou
pour quand les jugements mathématiques
sont nécessaires universels 7 + 5 ça
fait 12
qui est nécessaire universel
et ces jugements conditionnent toutes
pensées
après il y a les jugements a
posterioriques ou qu'on appelle aussi
les jugements empiriques c'est-à-dire
qui dépend de l'expérience
et qui de ce fait ne sont ni nécessaires
ni universel
parce que l'expérience on peut la faire
on peut ne pas la faire et les résultats
d'une expérience ne sont pas les mêmes
si on les fait à tel endroit ou à telle
époque donc il y a une relativité de
l'expérience qui fait que c'est ce qu'on
appelle le jugement a posteriori
quand je dis que ce mur est orange
ça vient de l'expérience de ma vue telle
autre personne d'ailleurs pourra pas du
tout le voir orange ça n'est ni
nécessaire parce qu'il aurait pu être
d'une autre couleur il l'a déjà
d'ailleurs été
c'est ni nécessaire ni universelle d'où
les murs nous ont pas au orange bon donc
ça c'est un jugement apostérieur
ça c'est la première distinction il faut
bien garder en mémoire après il explique
qu'il y a des jugements analytiques
et des jugements synthétiques
alors c'est déjà un peu plus
un peu plus moins évident
un jugement est analytique
lorsque
quand on a dans un jugement on a un
[Musique]
on a un sujet
un verbe qui en général parfois le verbe
être et un prédicace qu'on appelle dans
la logique le prédicat ça ça date
d'Aristote le prédicat donc sujet verbe
prédicat
le jugement est dit analytique lorsque
le prédicat l'adjectif par exemple ne
fait que mettre en évidence quelque
chose qui est déjà
impliqué dans le sujet
un jugement dit analytique lorsque
l'adjectif le prédicat n'ajoute rien de
plus que ce qui est déjà contenu dans le
sujet
il va donner un exemple
quand il dit
quand nous disons les corps les corps
sont étendus étendus
nous ne faisons que mettre en relief une
composante du concept corps notamment
l'étendue puisque nous ne pouvons nous
représenter aucun corps qui ne soit
étendu
c'est à dire que le concept le
l'adjectif étendu est déjà compris ou
sous-entendu dans le terme corps donc ça
ne fait que expliciter mais ça n'ajoute
rien de plus
ça c'est ça qu'il appelle un jugement
analytique vous voyez c'est pas
forcément ce qu'on entend par analyse ou
analytique c'est quand
déjà dans le sujet on a plein de choses
qui sont contenues et le prédicat ne
fait que
faire ressortir un élément mais
révéler voilà
voilà révéler faire surgir quelque chose
qui n'est pas
nouveau par rapport au sujet lui-même
par exemple dire aussi un cercle héron
c'est un jugement analytique puisque
dans le concept de cercle et compris
cette idée que il est circulaire on le
dirait parce que une tautologie c'est à
dire bon ben voilà on le sait déjà
ça c'est ce qu'il appelle un jugement
analytique
par opposition jugement analytique il y
a les jugements synthétiques alors ça
veut pas dire ce qu'on entend en général
par synthétique c'est pour ça qu'il faut
redéfinir un peu donner un peu
dictionnaire c'est un jugement où le
prédicat a ajouté quelque chose au
concept du sujet qui n'était pas contenu
dedans donc ça c'est évidemment plus
intéressant
et notamment rappelez-vous pour la
science c'est-à-dire là
donne un exemple la représentation du
poids c'est-à-dire quand on dit un corps
le corps pesant
un corps est pesant là la notion de
poids n'est pas impliquée dans la notion
de corps parce qu'on pourrait imaginer
des corps sans poids on ne peut pas
imaginer un corps sans étendu mais un
corps sans poids oui
bon c'est quand hein
mais nous pouvons nous représenter un
corps sans poids donc quand on dit les
corps sont pesant c'est un jugement
synthétique
d'accord
donc jugement a priori jugement à
posteriori jugement analytique jugement
synthétique et donc les jugements
qu'ils soient a priori ou a posteriori
peuvent être analytiques ou synthétiques
simplement
qu'est-ce que quand va choisir à votre
avis comme jugement pouvant fonder
vraiment la science
synthétique et a priori voilà vous avez
quatre catégories de jugement a priori
analytique ou synthétique a posteriori
analytique ou synthétique d'accord donc
ceux qui sont analytiques de toute façon
ils n'apporte rien de nouveau donc on
les barre on garde les synthétiques et
dans les synthétiques les jumeau
synthétique ceux qui sont à posteriori
de toute façon ils dépendent de
l'expérience donc ce n'est pas valable
pour ce que qu'entre cherche donc la
recherche de Kant va finalement
s'exprimer ainsi
cherchons qu'elles peuvent être les
jugements synthétiques a priori
c'est-à-dire des jugements qui apportent
quelque chose de nouveau qui font
avancer mais qui sont a priori
c'est-à-dire nécessaires et universel
voyez donc voyez on a l'impression que
c'est vraiment des gros mots jugement
synthétique a priori bon finalement
quand on décortique on ne comprend
quelque chose
que pour lui la science ne va pouvoir se
développer et il y a une connaissance
scientifique que si nous sommes capables
d'avoir des jugements synthétiques a
priori
et donc ça c'est la grande question
qu'est-ce qui pourrait dans l'homme nous
amener à avoir des jugements
synthétiques a priori
oui mais on va il creuse un petit peu
vous comprenez voilà la grande question
vous comprenez que pour avoir ce type de
question il faut pas trop se disperser
il faut avoir une vie très réglée je
levais à 5h du matin méditer déjeuner à
13h faire la sieste par la promenade et
le soir dîner avec des amis puisque
c'était ça son programme et surtout le
matin entre 5h et 13h là réfléchir sur
les jugements synthétiques a priori
après c'est plus compliqué
alors
à partir de là il va considérer donc ce
processus de la connaissance quelles
connaissances est-il possible la
connaissance dit-il à deux sources
la sensibilité
donc poursuit le raisonnement la
sensibilité par laquelle on reçoit des
impressions et l'entendement donc c'est
une autre opposition
sensibilité et l'entendement
l'entendement par lequel les objets sont
pensés donc là vous voyez c'est c'est ça
c'est assez facile à comprendre la
sensibilité qui a des impressions c'est
le monde des sens
la sensibilité
mais là il va l'étudier la sensibilité
là aussi d'une manière assez a priori et
l'entendement qui est vraiment le cœur
même de la pensée longtemps demain
c'est pour ça que il va y avoir
plusieurs parties dans dans cet ouvrage
et la première partie qui va
s'intéresser à la sensibilité qui va
s'appeler l'esthétique
transcendantale donc l'esthétique
le sens du
du beau l'expérience de la sensibilité
mais esthétique transcendantale
ça change tout
pour étudier le problème de la
sensibilité c'est-à-dire qu'on va pas
être dans le pathos avec Kant les
émotions les passions tout ça il va il
recherche
quels sont les sources a priori la
sensibilité et il va en trouver deux
l'étymologie d'esthétique esthétique de
dire sensibilité
le beau transformateur
on va on va tout redéfinir donc la
sensibilité transcendante oui parce que
c'est vrai que ce l'esthétique devenu
après ment sur le beau avec toute la
subjectivité mais là c'est la
sensibilité transcendante
et puis le beau chez Kat c'est plutôt
associé à quelqu'un de moral quelqu'un
qui qui a une grande moralité si
quelqu'un qui va être beau lui il est
attaché à dans la faculté de juger pas
seulement pas seulement il y a vraiment
une recherche du beau en tant que tel et
il a fait toute la différence entre le
beau et le sublime donc ça c'est et oui
le sublime
donc esthétique transcendantale qui va
étudier le problème de la sensibilité et
il va trouver deux composants a priori
de la sensibilité
ça peut pas trop se deviner c'est
l'espace
et le temps
c'est des notions évidemment connues
mais quand
redécouvre et il conclut que l'espace et
le temps sont les conditions encore une
fois nécessaire et universel de
l'expérience sensible c'est à dire que
toute expérience sensible se déroule
dans un espace et dans un temps
l'espace et le temps sont toujours là ce
sont donc des formes a priori de la
sensibilité elle proviennent pas de
l'expérience ce sont aussi les
conditions a priori de toute expérience
possible
toute expérience va se définir
par le fait de se dérouler dans un
espace et dans un temps
ça c'est intéressant parce que on est à
un tel niveau
d'abstraction que même si aujourd'hui on
a une notion totalement
différente de celle de l'époque de Kant
de l'espace et du temps c'est évident
avec la relativité
d'Einstein et autres et bien
les conclusions de Caen reste valables
puisque
ça c'est l'intérêt de la métaphysique
oui enfin ça l'élève ça le remonte ça
c'est vraiment l'intérêt de la méthode
pourquoi ce triturer les ménages avec
toutes ces abstractions les
métaphysiques bon
et
c'est très important parce que justement
c'est ce qui est au-delà
des fluctuations
des connaissances des systèmes
philosophiques ça c'est quelque chose
qui est valable il y a 3000 ans et qui
probablement le sera encore dans
quelques milliers d'années s'il y a
encore des personnes qui s'y intéressent
ça c'est l'intérêt là métaphysique non
seulement de de faire penser c'est à
dire de créer en nous des espaces
intérieurs justement des catégories qui
permettent de réfléchir de penser donc
de se sortir de l'immédiateté de
l'expérience et d'avoir des réflexions
comme il dit
valable quelque part en doutant tout
lieu justement
subjectif dans lequel on est plongé et
plongé et plongé évidemment tout le
temps
donc c'est pas simplement de déplacer le
problème parce que là ça serait un peu
méchant
on évacue les places non on remonte
c'est pour ça qu'il y a une on va
retrouver chez quand certaines
intuitions où certaines visions très
platonicienne parce qu'au niveau de la
métaphysique quelque part ils vont ils
vont se retrouver mais on est évidemment
contexte complètement différent
donc l'espace et le temps sont des ce
qu'il appelle des idéalités
transcendantales c'est pour ça qu'on
parle de d'idéalisme transcendantal ce
sont des idées ou des idéalités
transcendantales présentes dans
l'expérience mais conditions de toute
expérience donc là comme dirait ni en
deçà
de l'expérience qui permet l'espace et
le temps permettre aussi
l'expérience sur les conditions de
l'expérience alors il va en tirer une
conclusion évidemment
qui peut sembler
décevante c'est que
nous ne connaissons donc les choses
que nous rencontrons dans l'expérience
que telle qu'elle nous apparaît dans
l'expérience c'est-à-dire qu'elle nous
apparaissent dans un espace-temps donné
et non tel qu'elles sont alors voilà ça
c'est le grand la grande grande
conclusion de Kant qu'on va trouver dans
ces différents ouvrages nous ne
connaissons les choses nous pouvons
connaître les choses que telles qu'elles
nous apparaissent
et pas telle qu'elles sont
c'est à dire nous ne pouvons connaître
il va reprendre le terme grec nous ne
pouvons connaître que les phénomènes
ce qui nous apparaît à travers bon voilà
à l'espace-temps et à travers notre
sensibilité
mais nous ne pouvons pas connaître les
fameux ça me chose en soi à vous
rappeler l'expression platoniciennes
toujours de Socrate et qu'est-ce que
c'est le beau en soi qu'est-ce que c'est
le juste en soi qu'est-ce que c'est le
vrai en soi le bon en soi bon là il dit
ça c'est de l'ordre du nous-mêmes c'est
le nous-mêmes là le mot français
directement lié à l'origine grecque du
nourrice Noé
ça ça nous est inaccessible ça nous est
inaccessible là c'est radical radical
nous ne pouvons connaître des gens on
peut monter dans la connaissance mais on
ne peut connaître les choses que telle
qu'elle nous apparaissent nous pouvons
connaître tous les phénomène donc ça ça
permet de rester
aussi très humble très modeste notamment
là il va s'adresser aussi à des
scientifiques un pack à des philosophes
on ne peut jamais dire voilà c'est comme
ça le monde comme ça l'univers est comme
ça fonctionne comme ça voilà les lois
parce que ça ça nous est inaccessible
disons que là il y a une chez quand il y
a une
inexcessibilité c'est inaccessible qu'il
n'y a pas chez Platon puisque même si
Platon reconnaît qu'avec la dialectique
c'est pas évident mais il y a cette idée
chez Platon que l'on peut au moins par
flash
moins par flash par
moment par la contemplation
rentrer en contact avec ce en soi
ça vient du fait pour la commune
ce sont des réunissants exactement et
oui
et oui évidemment évidemment puisque par
exemple dans l'autre ouvrage de la
faculté de la troisième partie de la
Critique de la raison pure quand il va
parler de l'âme il va dire bon bah dire
l'âme est immortel il dit il reproche à
Descartes par exemple de s'être trop
avancé et d'avoir dit l'âme est
immortelle dit on peut pas s'avancer en
tant que philosophe jusque là et il lui
dit c'est un problème de croyance mais
c'est pas un problème de connaissance et
là effectivement tu as tout à fait
raison on est dans un contexte très
différent et où la notion de
réminiscence de choses déjà vu donc de
nouveau accessible et complètement
absent évidemment de la vision de Kant
et je voudrais dire une chose c'est que
en allemand en soi ça se dit pas en soi
à l'intérieur il dit ça se dit Hamzi
Andy c'est-à-dire en bordure de soi en
au bord de soi en bordure de soie c'est
le Havre qui reflète deux surfaces
l'intérieur et l'extérieur et l'être en
soi il est pas à l'intérieur de lui-même
il est entre ces deux espaces
Andy
alors ça c'est très intéressant là merci
Mireille pour cet éclairage force avant
non mais c'est ça des conséquences
énormes
et vous voyez en c'est vraiment
intéressant à voir comment la traduction
en français et peut être approximatif et
la traduction du grec pareil parce que
qu'est-ce qui est intéressant dans ce
handish enfin avec cette idée de
frontière c'est quand on n'est pas dans
une vision binaire où il y a à
l'intérieur et l'extérieur mais on est
dans une vision ternaire où il y a
l'intérieur l'extérieur et la frontière
pour eux ou pas pour eux
et ça c'est très intéressant parce que
ça permet de développer avec cette
notion quelque chose qui est inclut le
troisième terme et ça c'est le prof de
la dialectique
justement d'inclure ce troisième terme
de le révéler alors vision binaire
c'est assez exclusif ça c'est la grande
différence entre une vision inclusive et
une vision exclusive le binaire est
exclusif c'est là où l'autre donc si je
suis pas là je suis l'autre
ce que tu expliques là du lundi avec
cette élément un peu de frontière là
c'est une vision éternelle qui est plus
subtile entre soi oui et ça vous
rappelez un philosophe comme
jean-kelewitch et celui qui a
développé
notre époque cette idée du tiers du
tiers
alors est-ce qu'il existe pas
[Musique]
du jardin de L'Idéologie allemande
et une entreprise tous ces grands mots
tout ça c'est aussi gros du monde on
entend pas parce que les grands mots
sont du vent ah oui mais alors là
on peut pas faire de philosophie là
ce second point la Critique de la Raison
dure d'abord est élu en allemand par des
Allemands
et la plupart des lecteurs ont trouvé
que cette chose en soi c'était trop
monstre et l'enregisté oui mais disons
comme il y a cette recherche de ce qui
est nécessaire et universel c'est pour
ça que là je trouve que les apports sur
la langue allemande sont très
intéressants mais bon il y a cette
ambition quand est-ce qu'il a réussi pas
réussi je crois qu'il a réussi parce que
quand même il a tous les philosophes qui
l'ont suivi ce sont des finis par
rapport à lui c'est un second
à sa hauteur on ne peut mettre que que
Platon puisque
tout se définit après par rapport à lui
donc bien sûr côté jargon mais
ceux qui disent jargon
souvent ce qui sont pas allés justement
dans la la la compréhension et la
subtilité des mots il emploie pas je
reconnais qu'après peut-être les
philosophe qui ont employé du jargon
volontairement pour pour perdre les
lecteurs ou les auditeurs mais quand je
crois qu'on ne peut pas lui faire ce
procès alors après on est d'accord pas
d'accord on partage la même vision
idéaliste ou pas ça c'est autre sujet
mais c'est intéressant de s'intéresser
justement aux concept la langue
allemande aussi est une langue
agrégative ça c'est ce qui fera la
difficulté aussi des ulcères
philosophe allemand mais c'est aussi le
génie c'est agrégatif c'est-à-dire qu'on
peut ajouter juxtaposer des mots les uns
à côté de ce que je ne perdez pas la
langue française et ça c'est un
formidable outil d'enrichissement parce
qu'un concept ne peut pas être toujours
donné
par un mot donc le fait d'ajouter un mot
deux trois trois mots ça permet
d'enrichir la vision
bon alors pour en revenir à notre
esthétique transcendante c'est la
première partie de la Critique de la
raison pure
le phénomène donc qui est étudié par
notre sensibilité bon c'est quelque
chose de réel mais ce n'est pas la chose
telle qu'elle est bon alors maintenant
je vais plus oser dire en soi vous
mettez des guillemets c'est pour ça la
fameuse
expression aujourd'hui à la mode voilà
mettez des guillemets en soi à Annecy
voilà
indépendamment de notre perception donc
ça c'est ce à quoi il c'est la
conclusion à laquelle il arrive à
l'issue de cette première partie
la seconde partie de la Critique de la
raison pure porte un autre titre
qui est logique transcendantal donc là
il va s'attaquer à l'entendement on va
appeler il y a deux outils de
connaissances la sensibilité et
l'entendement la sensibilité on a vu
espace-temps ça nous amène à bon
le fait qu'on ne peut connaître que les
phénoms allons voir si dans
l'entendement
il y a pas des catégories donc a priori
qui nous permettent de voir
le domaine c'est à dire
le réel tel qu'il est
donc il s'agit maintenant d'étudier la
priori dans l'entendement dans la pensée
et il va expliquer que la sensibilité
elle est plutôt passive c'est-à-dire
qu'elle reçoit reçoit des impressions
alors que l'entendement est une fonction
active de l'esprit
c'est une fonction active de l'esprit et
la question c'est avec quelle structure
a priori
raisonne-t-il c'est à dire qu'est-ce
qu'il est capable de faire comme
jugement synthétique a priori c'est la
grande question et ça c'est vraiment le
cœur de la critique de les raisons pure
puisque là on est dans l'entendement de
connaissances et il va donc définir des
formes a priori de la pensée qu'il va
appeler les catégories
les catégories de l'entendement et c'est
catégories de l'entendement elles sont
au nombre de douze
qui vont s'organiser en quatre groupes
de 3 catégories chacun
non 4 groupes
qui comprennent chacun des groupes 3
catégories ce qui nous fait au total 12
catégories le premier groupe donc je
vais vous les énoncer comme ça vous
allez y réfléchir pendant la pause
ça fait rire personne
[Rires]
alors le premier groupe c'est la
quantité
le deuxième groupe c'est la qualité
le troisième groupe c'est la relation
et le quatrième groupe ce qu'on appelle
la modalité
quantité qualité relation modalité
et dans chaque groupe on va trouver
trois catégories
là je pense qu'on va le garder pour
la deuxième partie ça va
alors on va essayer de se concentrer un
petit peu
nous allons rentrer
donc dans l'étude de ces fameuses
catégories
les 12 catégories de l'entendement
au terme je j'enlève le suspense mais au
terme d'équerre de toute façon quand va
nous dire la même chose que pour la
santé
c'est-à-dire qu'on ne pourra pas
connaître
c'est pour enlever tout désir
mais pour
comprendre que peu importe le résultat
auquel arrive quand peut-être résultat
un peu décevant parce que de toute façon
on pourra pas connaître vraiment il y a
des limites infranchissables à la
connaissance mais
ce qui est intéressant c'est le
cheminement et ça les catégories de
l'entendent elles sont toujours valables
vous allez voir donc premier groupe on a
dit quantité
et donc là on a trois catégories
qui sont l'unité
la pluralité
la totalité donc les trois catégories
liées à la quantité l'unité la pluralité
et la totalité c'est ça les trois
catégories
donc ça va donner des jugements
pour l'unité des jugements universels
pour la pluralité des jugements
particuliers
et pour la totalité des jugements
singuliers je vais vous donner des
exemples un exemple
donc
catégorie unité jugement universel par
exemple
tous les hommes sont mortels prendre
tous les hommes sont morts
pluralité ça va donner des jugements
particuliers c'est quelques hommes sont
mortels
et jugement singulier par rapport à la
totalité un homme est mortel
non vous transposez ça à un autre notre
jugement c'est les principes de l'unité
donc jugement universel plus ralité
jugement particulier
totalité jugement singulier et vous
rendez compte que beaucoup de
je dirais de dialogue de sous parfois
dans le domaine de la connaissance ou
d'autres
proviennent du fait qu'on n'utilise pas
forcément les mêmes catégories
on ne prend pas la peine d'expliciter
quelle catégorie selon quelle catégorie
de l'entendement on est en train
d'émettre le jugement
non c'est la fameuse expression qui
faisait Florès en 60 d'où tu pars
c'est pas tout à fait la même chose
quelle est ta posture tu dis ça mais de
quel point de vue on dirait quelle
catégorie de l'entendement utilises-tu
et
voyez que selon la catégorie que que à
laquelle on fait référence on peut avoir
des jugements très différents et qui
sont pas forcément exclusifs
simplement
l'important c'est de chacun quand on
aimait un jugement de savoir quelle
catégorie cette fameuse quelle catégorie
de l'entendant a priori on utilise
ça pourrait éviter beaucoup de
contresens malentendu la deuxième le
deuxième groupe c'est la qualité
cette notion de catégorie quand la pas
inventé il l'a repris d'Aristote
trouve déjà dans la philosophie
aristotélicienne la notion de catégorie
mais il a
disons explicité autrement donc qualité
les catégories on va avoir la catégorie
de réalité
de négation
et de limitation
limitation dans le sens de limite la
limite
et donc on va avoir des types de
jugement
qui sont affirmatifs
ça c'est le la catégorie de réalité
affirmative
la négation c'est des jugements négatifs
et la limitation des jugements infinis
affirmatif
Socrate et mortel
où les hommes sont mortelles ça c'est
j'affirme
Socrate n'est pas mortel l'homme n'est
pas mortel négatif c'est une façon
d'exprimer une catégorie négative
et l'imitation jugement infini
Socrate et non mortel
parce que là
qu'est-ce qu'on a dit non mortel c'est
qui peut être tout le reste
c'est pas
une limitation et qui va donner la
limitation qui va donner le jugement
infini c'est-à-dire le fait de dire une
chose n'est pas ça ça ouvre sur l'infini
des possibles
mais il peut être pas simplement
immortel pas simplement le contraire
mais tout
le reste c'est pour ça que c'est un
jugement infini
la manière de dire les choses
inclut enfin induisent aussi des
conséquences différentes ça c'est des
catégories qu'on a en nous c'est
catégories de pur de l'entendement a
priori c'est des structures qui sont en
nous qui nous font émettre des jugements
de telle ou telle manière qui nous font
voir le monde aussi de tel ou telle
manière
ça déploie
rappelle
intérêt de la pensée métaphysique c'est
que c'est pas pour couper les cheveux en
4 mais c'est pour en quelque sorte
déployer
déployer
les structures de la pensée qu'elle soit
moins
plate c'est-à-dire de voir les choses
que d'une manière mais de se rendre
compte qu'il y a de multiples manières
de voir les choses il y a au moins 12
c'est dans les catégories de
l'entendement
et qui nous permettent de devoir les
choses de manière différente et que
l'une n'est pas
exclusive de l'autre et que surtout
l'une n'est pas meilleure que l'autre
donc ça ça rend la pensée moins univoque
moi moins unique si on veut se battre
contre la pensée unique se rendre compte
que on peut voir le monde vraiment de
manière très différente et je rappelle
qu'à son époque quand cherche aussi à
combattre le fanatisme le dogmatisme il
aspire à cette liberté de penser à
penser aussi par soi-même
et donc
ça explique disons tout ce film pour moi
c'est c'est comme ouvrir un éventail ça
c'est la pensée est un éventail comme un
éventail ou l'entendement sa structure
de la pensée bon c'est soit un éventail
fermé soit ouvert c'est catégorie c'est
12 catégories permettent d'ouvrir
l'éventail ah tiens on peut voir les
choses du point de vue de la quantité de
la qualité ça va donner des jugements
différents voyez c'est ça de l'intérêt
de la métaphysique de créer votre Davis
ou de réveiller en nous d'activer ces
structures de la pensée qui sinon sont
comme un éventail fermé
donc d'avoir une pensée plus plus
construite plus subtile moins simpliste
en fait ça c'est tout l'intérêt de la
métaphysique
même si aujourd'hui peut sembler un peu
obsolète alors
troisième
groupe la relation ça c'est très
important relation
où on va avoir des catégories
bon qui sont pas dans une traduction
totalement limpide mais on va avoir
la première catégorie l'inhérence ce qui
est inhérent à
l'inérance INH e r e n c e l'inhérence
contradie aussi parfois par la
subsistance
[Musique]
et ça ça va donner des jugements
catégoriques
on a une deuxième catégorie qui est la
causalité
causalité ou dépendance donc ça c'est
vraiment le lien de causalité entre les
choses ça c'est peut-être une des
catégories les plus intéressantes
qui va donner des jugements
hypothétiques
et enfin la communauté
traduit par catégorie de la communauté
jugement disjonctif donc je vais vous
donner des exemples
la communauté communauté jugement
disjonctif
je reprends
troisième groupe on est dans le groupe
de la relation donc avec catégorie
subsistance ou inhérence qui va donner
des jugements catégoriques
catégories de la causalité qui va donner
des jugements hypothétiques
et enfin
la communauté catégorie de communauté
qui va donner des jugements disjonctifs
alors là on est vraiment dans de la
logique
ça ressemble à Aristote
jugement catégorique
Socrate et mortel
donc ça ressemble au jugement affirmatif
simplement on est dans une autre c'est
une autre catégorie
qui est vraiment la catégorie de la fin
du groupe de la relation
jugement hypothétique si Socrate et
mortal aussi l'homme est mortel alors
ça c'est le propre de la causalité du
lien de causalité si
qu'est-ce qui se passe on fait
l'hypothèse on veut tester un lien de
causalité alors si on fait cette
hypothèse qu'est-ce que ça donne comme
conséquence
hypothétique jugement hypothétique
qu'on trouve beaucoup dans la dans la
science et enfin jugement disjonctif
c'est ou bien ou bien ou bien à la
mémorelle ou bien l'homme le pend ou
bien ou bien tiens là on balance on
prend c'est pas affirmatif c'est pas
catégorique non plus c'est on étudie les
différentes facettes ou bien ou bien
c'est ça le jugement disjonctif
un exercice on peut faire c'est quand on
émet des jugements se demandait à quelle
catégorie il appartient
si vous avez deux personnes qui ne
fonctionnent qu'avec des jugements par
exemple
catégories ou affirmative et que
évidemment c'est pas les mêmes bon vous
imaginez
que le dialogue va être compliqué
par contre si vous avez des jugements
hypothétiques ou disjonctif bon là ça
peut être plus nuancé plus dernier
groupe la modalité
bon c'est un peu rébarbatif peut-être
tout ça mais non non très bien
la modalité où on va avoir donc de
nouveau trois catégories
possibilités impossible
possibilité impossible c'est un couple
catégorie sous forme de couple
possibilité impossibilité qui va donner
des jugements
[Musique]
problématiques
problématique dans le sens de dire c'est
possible
c'est possible voilà
disons on reste prudent
catégorie problématique du jugement
problématique
deuxième catégorie de ce quatrième
groupe l'existence ou la non-existence
ça existe ça n'existe pas
où on va avoir des jugements dit à
sertoriques
assertorique
a2se1 t o r i u s aujourd'hui on trouve
le assertif assertorique
un jugement incerturique c'est de dire
cela est
très
là aussi ça ressemble à l'affirmative
mais c'est dans le sens de la modalité
c'est-à-dire de l'existence ça existe
c'est
et enfin la nécessité ou la contingence
là aussi on a un couple nécessité ou
contingent est-ce que c'est nécessaire
ou est-ce que c'est contingent et là on
va avoir des jugements
qu'on appelle qu'on appelait déjà chez
Aristote apodictique
apodictique apo
jugement apodictique
apodictique et là l'exemple c'est de
dire c'est nécessaire
car ça se discute pas c'est parce que
c'est nécessaire
là il y a vraiment un crescendo un
modalité c'est possible c'est nécessaire
là vous avez l'éventail de l'entendement
ouvert avec ses 12 catégories
a priori de l'entendance c'est-à-dire
que nous nous portons nous c'est notre
structure mentale est faite de telle
manière que nous avons inscrit en nous
c'est ces catégories et que quel que
soit les jugements que l'on que l'on
porte et bien on va activer une ou
l'autre de ces catégories
et dans la science évidemment
connaissance scientifique c'est pas donc
il va expliquer que l'esprit
est structuré l'esprit humain et
structuré à partir de ces catégories
a priori de l'entendement
et que
l'intérêt de ces catégories
c'est qu'elle nous permet
de concevoir l'unité de l'objet voilà ça
c'est un grand mot
c'est catégorie 12 catégories de
l'entendement nous permettent de
percevoir comprendre connaître l'unité
de l'objet
et on se sent il y a une catégorie qui
permet bien de comprendre cela c'est la
catégorie de causalité
causalité ou dépendances avec ces
jugements hypothétiques c'est que va
dire penser à travers cette catégorie de
la causalité
c'est constitué l'unité de ce qu'on
pense
et là ça va nous amener un peu à la
troisième partie de de la critique où il
va mettre en évidence cette notion
d'unité tout cela nous permet
malgré la multiplicité de notre monde il
a diversité de notre monde concret
quand même pouvoir
s'abstraire de cette multiplicité et
concevoir un peu d'unité
unité de l'objet qu'on est en train
d'une d'étudier
grâce à ces catégories qui semblent très
éclatées avec des jugements très
différenciés mais qu'en fait tout cela
permet de percevoir l'unité
alors pour ça qu'il dit la recherche une
première conséquence de cela c'est que
les lois de la physique puisqu'il dit
cette catégorie de causalité on la
trouve beaucoup en physique
peut-être même plus qu'en mathématiques
physiques donc les lois de la physique
peuvent dès lors être dites légitimement
nécessaire et universel et c'est là où
il va y avoir aussi une révolution
apportée par Kant dans la mesure où les
mathématiques qui étaient le fondement
elle par exemple chez Descartes
de la connaissance et bien vont être
remplacés par les lois de la physique
et à partir de quand on va
donner à la loi de la physique ce qu'on
donnait jusqu'à lors des mathématiques
donc ça c'est aussi parce que la
physique se développe beaucoup et avec
beaucoup de nouvelles découvertes
et donc ces lois physiques nous
permettent de découvrir les phénomènes
ou les liens de causalité qui existent
entre les différents phénomènes aussi
qu'on est en train d'étudier allez ces
fameuses lois la nature gravitation
qu'est-ce qu'il y a d'autres comme
grande les quatre grandes lois la
relativité qu'on va redécouvrir après
restreindre général c'est loi de
causalité sont mises en évidence et donc
ce qui fait que la recherche sur
l'univers elle débouche sur l'infini et
on n'aura jamais fini de de rechercher
mais
si notre recherche peut s'aventurer à
l'infini c'est l'univers s'ouvre sans
limite à cette recherche scientifique
cette recherche de nouveau n'atteindra
que des phénomènes et jamais le réel en
lui-même donc là c'est vrai que ça peut
apparaître comme très frustrant puisque
après tout se développements sur les
catégories de l'entendement on pourrait
se dire ah bah peut-être la sensibilité
on n'était pas arrivé
mais avec l'entendement ça y est on va
avoir ce qui nous permet vraiment de
percevoir le réel tel qu'il est et bien
non
et bien non parce que
même si on perçoit l'unité des choses on
ne percevra il y a vraiment une une
barrière infranchissable on ne percevra
malgré tous les progrès de la science
on ne percevra jamais que les phénomènes
donc
c'est pas qu'on est arrivé
à un case départ puisqu'on a fait tout
cette
ce cheminement à travers les catégories
dans ton nom et c'est ça qui est le plus
important
ça me rappelle les fameux dialogues
socratiques qui finissent par une aporie
bon voilà vous en a pas la réponse à la
question
ça finissent sur on sait pas tout le
monde s'en va et finalement à quoi ça
sert tout ça et ben c'est justement
l'intérêt d'avoir réfléchi d'avoir mis
de la lumière sur un certain nombre de
choses d'avoir fait
travailler ces différents catégories de
l'entendants même si au final on n'a pas
la réponse le réel c'est ça
et ça je crois que quelques siècles plus
tard c'est très très important à ce
vraiment à se rappeler
puisque avec toutes les découvertes
mettons que fait la science aujourd'hui
dans différents domaines physiques
biologiste
se rappeler que de toute façon toutes
ces visions toutes ces théories
sont partiel subjectives en fonction des
catégories et qu'elles ne prétend pas
même si c'est le contraire qui est
affirmé à décrire le réel c'est une
facette probablement du réel
et donc
le Big Bang qui pose toute la question
de toute façon ce qui avait avant ou
d'autres visions aujourd'hui de l'homme
ce sont des étapes ce sont des moments
de la connaissance mais aucune ne peut
avoir ce privilège de définir le réel
tel qu'il est ça de toute façon ça nous
sera toujours inaccessible
[Musique]
sur cette fameuse hôtesse de
l'inaccessible je suis un soir
c'est c'est la même chose que
enfin quelque part c'est c'est la même
chose qui s'est passé aussi avec avec
Platon c'est à dire il y a eu énormément
de crédits et le corps de la vision de
Kant a été évidemment
critiquée c'est à dire à qui ne supporte
pas aussi je pense de vivre avec ce
paradoxe
alors après bon
chacun peut avoir ça dépend des
catégories de l'entendement qu'on
utilise moi j'ai pas la prétention de
dire ce qu'est la vision de quand parce
que là c'est pareil personne ne le sait
on sait pas ce qu'il y avait vraiment
dans sa tête ça c'est le propre de tous
les
philosophes on sait jamais
qu'est-ce qu'ils ont
vraiment ils avaient dans la tête et
peut-être que même ne le savait pas
toujours non plus mais bien sûr on peut
il y a plein de critiques sur sur compte
et qui font avancer la réflexion
après tout le monde va se référer à
quand nous pour être pour ou contre
alors ça c'est la deuxième partie de
la Critique de la raison pure donc la
logique transcendantale où il va
revisité complètement les fameuses
catégories
d'Aristote rappelez-vous Aristote aussi
était arrivé à cette conclusion que de
toute façon Dieu le moteur immobilier
est inaccessible ça a été le grand
partage entre Platon et Aristote
alors troisième partie qui va appeler
dialectique transcendante donc
esthétique transcendantale logique
transcendantale
dialectique transcendantale où là quand
va expliquer les trois grandes idées de
la raison et là ça va développer ce que
je vous expliquais tout à l'heure par
rapport à l'unité
des des choses il va expliquer les trois
grandes idées
qu'on peut avoir
dans cette raison dans cette ententement
l'idée de l'âme
l'idée de l'âme la psyché
qu'il va définir comme totalité des
phénomènes intérieurs l'âme comme
totalité des phénomènes intérieurs
c'est que la raison humaine a l'idée de
l'âme
donc l'homme est avant tout une idée
qu'on ne pourra donc jamais connaître
mais qui est une idée qui s'exprime
comme cette vision d'une totalité des
phénomènes intérieurs tous les
phénomènes intérieurs les phénomènes
voilà notre vie intérieure peuvent se
regrouper sur ce concept de AMEN
donc voyez là ce n'est pas l'âme comme
le voyait les Grecs comme un élément
intermédiaire entre
entre le corps et l'esprit mais l'homme
est une idée qui contient en elle cette
totalité des phénomènes intérieurs il va
y avoir une deuxième idée qui est l'idée
du monde
en tant que totalité des phénomènes
extérieurs et
phénomène et bien parce que l'idée
et quelque chose qui va
chapoter
chapeauté la toute tous les phénomènes
tout ce qui se passe tous les phénomènes
intérieurs c'est à dire que on est sur
un autre plan on a tous les phénomènes
intérieurs tout ce qui apparaît le nom
du phénomène psychisme et l'idée de
l'âme va être au-dessus
va être défini comme cette la
connaissance ou une certaine
connaissance de ces phénomènes
intérieurs mais va être au-dessus va
chapeauter donc là c'est effectivement
l'âme étant une idée aussi c'est à
nous-mêmes
c'est pour ça qu'on ne pourra percevoir
de l'âme que
ce qui nous apparaît mais pas ce que
l'âme est en tant qu'idée
de nouveau on a cette
profonde critique de campe vis-à-vis de
décortes quand il dit quand Descartes a
dit que l'idée était que l'âme était
immortelle
il s'est avancé il s'est trop avancé
parce que la raison ne peut permet pas
de dire que l'âme est immortelle puisque
l'âme étant une idée donc à nous-mêmes
même si elle regroupe toutes ces
phénomènes elle est sur un autre plan
puisque l'idée des idées sont
immortelles le phénomène sur un portrait
mais il est sentimentale
est-ce que les idées sont immortelles
parce que les il faut il faudrait faire
mais là aussi il y a vraiment un
problème de vocabulaire le distinguo
entre
ID et nous-mêmes je dis les idées dans
une mince c'est un peu un peu rapide
parce que le nous-mêmes est encore au
delà
on pourrait dire
dans la vision platonicienne on a les
idées et puis les archétypes que le
nous-mêmes est plus proche de
l'archétype que de l'idée parce que
l'idée elle est encore un peu
concrète à l'état abstraite mais le
nous-mêmes ou l'archétype est encore
plus abstrait ou métaphysique
problème des mots j'ai vraiment des donc
l'idée du monde donc on a l'idée de
l'âme l'idée de monde et
ça c'est intéressant l'idée de Dieu
l'idée de Dieu en tant que totalité du
réel et du possible
donc il arrive
de nouveau comme beaucoup
à cette idée de Dieu donc l'idée de
l'âme l'idée de du monde et l'idée de
Dieu en tant que totalité du réel et du
possible et là c'est vraiment
intéressant de voir ce qui va dire de
Dieu
avant cela ce qui est important c'est
que la fonction de ces idées est de
donner toujours plus d'unités il y a
chez quand cette un peu soleil motive
que tout le fonctionnement du de
l'entendement
exprime le besoin d'unité de la
conscience il y a un besoin d'unité dans
la conscience humaine
elle ne se satisfait pas cette
conscience humaine de la pluralité de la
multiplicité elle cherche l'unité ce qui
va exprimer par le concept qu'on traduit
par totalité
qui est à la fois la totalité mais aussi
l'unité qu'est-ce qui fait la
spécificité de chaque élément de l'âme
du monde et de Dieu et donc cette unité
c'est la grande conquête de la
conscience puisque cette unité n'est pas
donnée au départ voilà elle est pas
évidente
elle elle est proposée par par quand
cette recherche d'unité comme la mission
la tâche nécessaire de l'homme que de
faire surgir de l'unité là où il
n'apparaît que de la multiplicité
donc essayons de comprendre ce que quand
nous dit à propos de l'idée de Dieu
parce que là ça ça c'est vraiment
intéressant il dit que la théologie
puisqu'il va s'opposer à la théologie
notamment la théologie rationnelle
qui cherche à prouver l'existence de
Dieu et là il va faire référence à
des recherches de certaines théologiens
comme saint Encel comme Saint-Augustin
comme ça Thomas quelque part qui
veulent prouver l'existant Dieu qui vont
donner des arguments il y a beaucoup de
théologiens
rationaliste qui vont voilà Dieu existe
parce que perfection et il dit bon
c'étaitologien rationnel procède comme
si Dieu était un objet possible de la
connaissance
c'est-à-dire quelque part comme si Dieu
était un phénomène possible à connaître
et là il dit non
il n'est pas possible de connaître Dieu
et surtout il n'est pas possible
d'apporter des preuves de l'existence de
Dieu mais il est pas non plus possible
d'apporter des preuves de l'inexistence
de Dieu grosso modo sur Dieu on ne peut
rien dire ni qu'il existe pas ni comment
il est ni comment il n'est pas là-dessus
Dieu est
le domaine ce n'est pas un phénomène
donc on ne peut pas
on ne peut pas le connaître et les
théologiens disent transgresse c'est
limite de la raison en apportant des
preuves mais ils outre-passent
les possibilités de la raison parce que
par la raison on ne peut pas connaître
Dieu
donc impossibilité de connaître Dieu de
prouver son existence mais
nous ça nous rappelle peut-être un petit
peu le pari
Pascal bon on joue aux dés finalement on
a intérêt à ce que Dieu existe en fait
mais là il dit voilà je ne peux pas dire
que Dieu existe mais non plus qu'il
n'existe pas et c'est là où la
prise de conscience de cette limitation
de la raison
ouvre la place à la croyance tu sers à
partir du moment on reconnaît que le
savoir est limité
il n'est pas interdit de croire
il n'est pas interdit de croire en Dieu
il est pas interdit de croire
l'inexistence de Dieu
[Musique]
ça me rappelle moi un peu le la notion
de doc ignorance de Nicolas decuse
c'est-à-dire bon ok on est ignorant on
peut pas tout connaître mais c'est pas
une ignorance
subie inconsciente c'est une docte
ignorance ça c'est le grand génie de
Nicolas ducusc qui a repris un peu
l'idée socratique je sais que je ne sais
rien mais je le sais
et c'est là toute la différence c'est à
dire de prendre conscience des
limitations du savoir comme le fait
quand n'est pas du tout une frustration
l'entendement humain est limité mais
que ça permet de d'asseoir cette cette
certitude qu'il y a des choses qu'on
peut connaître et d'autres que l'on ne
peut pas connaître et que l'on ne
transgresse pas c'est limite de la
raison
il a cette phrase qui était vraiment
intéressante il me fallait limiter le
savoir
pour faire place à la croyance
ça ne s'oppose pas
mais une croyance
qui n'est pas
s'exprime pas par un manque de savoir
mais par cette profonde certitude que le
savoir est limité
la différence entre l'ignorance simple
et la doctorance et que l'on peut passer
donc toute sa vie pour arriver à la Doct
ignorance
qui est une manière une autre manière
d'appeler la sagesse quelque part
donc quand et croyant en fait après
toutes ces réflexions sur le jugements
sur les a priori à posteriori il y a pas
de problème pour
je crois mais c'est argumenté ce n'est
pas passif ce n'est pas celui c'est
argumenté bon voilà là on a balayé
non c'est très très rapide
mais on a balayé les trois grandes
parties de la Critique de la raison pure
donc vous voyez c'est tout à fait
abordable
alors qu'est-ce que c'est que la
révolution copernicienne je reviens pour
finir à cette révolution copernicienne
puisque
ils refont de la métaphysique c'est pas
une critique enfin c'est une critique de
la métaphysique traditionnelle ou
classique mais c'est un souci de
refonder la métaphysique sur d'autres
sur d'autres bases et on voit que même
en pratiquant donc le doute comme un peu
des cartes il va retrouver les objets
même de toutes métaphysique et notamment
Dieu évidemment qui est quand même le
sujet essentiel donc il propose une
refonte il dit
voilà plutôt que de considérer que le
sujet
doit tourner autour de l'objet pour le
connaître
que l'objet soit au centre et que le
sujet tourne autour et bien vous faire
c'est ça la révolution copernicienne
c'est à dire qu'il faut que le sujet
soit au centre avec ces structures de la
sensibilité de l'entendement et qu'il
fasse tourner et qu'il voit tourner
l'objet autour de lui
donc là c'est on est vraiment dans la la
continuité de ce qu'avait pressenti des
cartes mais lui il le définit c'est
intéressant parce que c'est une belle
image la révolution copernicienne voilà
c'est c'est pas le soleil qui doit
tourner autour de la Terre qui tourne
autour du Soleil qu'est-ce qui est
central le soleil
les planètes tout autour là qu'est-ce
qui est centrale le sujet et on peut
résumer la philosophie de quand
ce soit possible par cette investigation
sur le sujet pensant et là il va
beaucoup plus loin que que des cartes
c'est un siècle après donc
sur l'investigation de ces structures de
ses lois c'est ce qu'on a vu avec les
catégories de l'entendement qui
permettent au sujet d'avoir une certaine
idée de l'objet qui tourne autour depuis
lui-même restant au centre mais avec
cette certitude qui ne va pas pouvoir
connaître l'objet
vraiment dans ce qu'il est même si il en
perçoit l'unité à travers ses
différentes facettes jamais il ne pourra
accéder à ce que l'objet est
donc ça c'est valable pour n'importe
quel objet pour l'univers et pour les
phénomènes intérieurs aussi donc c'est
vrai qu'il y a je m'interdis 1 de
transgresser les limites de la raison
donc je m'interdis de dire un certain
nombre de sources
et donc il a montré qu'en fait
et ça c'est évidemment ce qui va
développer dans la raison pratique
que l'homme a une position centrale dans
cette histoire que l'homme a un devoir
envers l'homme et que
ce devoir de l'homme envers l'homme doit
pouvoir faire naître une nouvelle
ère une nouvelle époque c'est ça qui
l'appelle l'époque des Lumières l'époque
éclairée s'est éclairé par la raison
qui soit source de d'autres liens entre
les hommes il y a un formidable espoir à
cette époque
apporté par la Révolution française qui
sera
très vite
déçu puisque évidemment au moment de la
terreur quand commence à comprendre que
bah laissez ne sera pas
le transformer c'est à dire que ça va
aller à l'encontre de ces formidable
espérances mais quand il écrit
ces critiques est encore dans cet espoir
que voilà le l'homme va pouvoir changer
pour arriver à un monde humain et donc
libre
donc je pense que quelques siècles après
on peut considérer que tout le travail
est encore à faire
il y a pas beaucoup de siècles qui nous
séparent mais que ça ça philosophie est
toujours intéressante simplement pour
terminer je vais vous lire un petit
extrait de qui se trouve dans le livre
de
Jeanne Hersch sur l'étonnement
philosophique parce qu'elle c'est une
grande
une grande admiratrice de Kant donc vous
savez que moi mon ma philosophie c'est
toujours de voir ce que chacun de ces
grands philosophes a apporté
quelle pierre à l'ouvrage il a apporté
plutôt que de voir les ombres pour faire
toujours voir les lumières en sachant
que les ombres tous les philosophes ont
leurs ombres et leur contradiction et
leur paradoxe ça fait partie de la
richesse humaine et donc Jeanne herche
aime beaucoup quand
et elle dit quand c'est un géant de la
philosophie je partage cette idée quand
est un géant de la philosophie peut-être
pouvons-nous mettre Platon à côté de lui
alors elle dit peut-être moi
personnellement j'enlève le peut-être
et je dis effectivement
voilà
Platon voilà et est aussi évidemment un
géant de la philosophie simplement là on
est un peu tôt pour savoir si la
postérité contiennent sera aussi
importante que la postérité
platonicienne on n'a pas assez de recul
il est encore trop tôt il faudra revenir
dans dans 1000 ou 1500 ans pour voir si
comme on dit de l'oeuvre de Platon que
toute la philosophie occidentale c'est
simplement des notes en bas de page des
œuvres de Platon pour l'instant
pour l'instant il en prend pas trop le
chemin malheureusement mais il faut
revenir dans 1500 ans on se donne
rendez-vous dans 1500 ans alors pourquoi
est-ce qu'elle aime tant quand elle dit
il est un géant
par là radicalité de son étonnement et
de son interrogation
radicalité de son étonnement et de son
interrogation par sa capacité de mettre
à nu les conditions fondamentales de la
condition humaine ce qu'on a vu avec les
catégories c'est-à-dire que là
l'éventail quand il est il est déployé
au maximum avec ses 12 catégories et je
crois que c'est assez exhaustif
difficile d'un inventé
et de son interrogation puisque la
philosophie c'est un étonnement et c'est
une interrogation mais aussi par la
lucidité de sa raison et l'authenticité
de sa croyance grâce auquel il se
maintient strictement strictement à
l'intérieur des limites humaines
tout en faisant très sentir la
transcendance
il est dans effectivement la limitation
de la raison humaine mais
en faisant pressentir qu'il a autre
chose au-delà qui nous est inaccessible
mais c'est pour ça qu'on parle
d'idéalisme transcendantal il y a cette
autre chose il y a du mystère pour le
dire autrement
ça que beaucoup vont critiquer
mais disons voilà ce qu'elle dit ce
maintient strictement à l'intérieur des
limites humaines tout en faisant
pressentir la transcendance aucun homme
qui s'engage dans la philosophie ne peut
échapper à Kant on peut dire que son
œuvre est désormais une partie
intégrante du langage philosophique
je la trouve un peu optimiste mais
quand tu nous demandes nous plonger en
profondeur dans sa réflexion la plus
abstraite jusqu'à rejoindre la situation
concrète d'un homme dans l'actualité du
monde ça c'est la Critique de la raison
pratique que dois-je faire
on me vole je me suicider
vous rappelez bon
on m'a prêté de l'argent
j'ai prêté de l'argent et on le
rembourse pas des cas extrêmement
triviaux que dois-je faire
demande de faire quelque chose avec
lequel tu ne suis pas d'accord que
dois-je faire ça c'est la situation
humaine
concrètes des hommes dans l'actualité du
monde ce monde où lui incompte de
prendre des décisions morales et dont il
espère sans en être certain qu'une
transcendance lui donne du sang
le fait d'agir de pouvoir agir dans
l'incertitude c'est ça la grande grand
apport de la Critique de la raison
pratique je n'ai pas tous les tenants et
les aboutissants je ne sais pas tout je
suis dans dans l'ignorance et dans
l'incertitude mais je dois quand même
agir je dois prendre des décisions
et donc d'où l'intérêt des maximes
impératifs tout en sachant que ce que je
vais de toute façon décider sera
imparfait
avoir quand même cette intuition d'une
transcendance qui lui donne du sang
je trouve ça vraiment intéressant c'est
paradoxal mais de le fait de tenir
ensemble le cette conviction que ce
qu'on a ce qu'on va faire ou ce qu'on va
décider sera imparfait
avec des conséquences peut-être un
soupçonnées totalement inverse de ce
qu'on peut imaginer mais en même temps
de se raccrocher à cette maxime
nécessaire universelle qui donne du sens
à l'action
et c'est pas l'un pour l'autre
[Musique]
la loi les lois les lois de la nature
le mystère l'inaccessible
l'innommable indicible plein de manières
alors là je terminerai avec ça j'ai
souligné déjà les diagnères que la
philosophie de Kant est trop abstraite
pour être pleinement actualisé dans la
vie concrète de quiconque c'est un des
grandes critiques encore à faire prenons
un exemple l'impératif catégorique c'est
non simplement ainsi tu dois faire ton
devoir
parce que la notion de devoir dans le
sens vraiment
pas simplement morale c'est bien c'est
pas bien mais qu'est-ce qui est
nécessaire et universelle de faire c'est
la dira-t-on une formule si abstraite
qu'elle ne m'apporte aucune aide elle ne
me dit pas ce que je dois faire
c'est vrai c'est pas très concret il y a
pas de recette il faut faire ça quand on
ne donne aucun conseil il n'exprime
aucune opinion à quoi bon toute cette
abstraction
tout ça pour ça pour dire fais ton
devoirs je suis bien avancé mais
justement là je suis tout à fait
d'accord à ce que dit jamais si quand
vous disais ce que vous devez faire il
vous dispenserait de l'acte de présence
à la transcendance
par lequel obéissant à l'impératif
catégorique vous traversez la réalité
phénoménale
vous traversez la réalité phénoménale
vous êtes dans la réalité phénoménale
mais vous n'êtes pas la réalité
phénoménale seulement
vous êtes dans ce monde notre manière de
le dire vous êtes dans ce monde mais pas
de ce monde
vous êtes dans ce monde oui mais pas de
ce monde
et on n'est pas que la réalité
phénoménale il y a une transcendance
dans l'homme
il vous priverait donc si vous disiez
quoi faire il vous priverait de votre
liberté la plus concrète la liberté
existentielle
je trouve très bien
exprimé
cette intérêt de la philosophie de Kant
évidemment il faut pas chercher un vrai
rivière de la bonne conduite dans la
Critique de la raison pratique encore
moins la raison pure elle ni dans la
faculté de juger mais il y a cette ce
formidable à Fort de comment traverser
la réalité phénoménale comment être
incarné
sans perdre cette intuition ou cette
certitude d'une 30 ans d'une
transcendance quelque chose qui est
au-delà et qui elle est nécessaire et
universelle
c'est c'est pour moi ce qui permet de
tenir ensemble ce paradoxe de la
philosophie qui est d'être une réflexion
sur le monde mais aussi peut-être de
au-delà de ce monde et là avec cette
limite de la raison il l'exprime très
bien donc je crois que plutôt que de
voir le côté frustrant finalement on n'a
pas la réponse de voir l'intérêt de
cette réflexion par rapport à cette
idéalise transcendantal qui je pense
n'est vraiment pas que du jargon mais
une une volonté
existentielle désespéré de l'homme de
voir quelque chose qui le dépasse
[Musique]
[Applaudissements]
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