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Mathématiques et philosophie

42:136,600 words · ~33 min readFrenchTranscribed Jun 3, 2026
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Mathématiques et philosophies

0:07

Donc on va essayer de...

0:10

je t'ai un regard philosophique sur les mathématiques.

0:13

J'ai l'égrès déjà,

0:16

l'émergence de la pensée mathématique va de père avec l'explosion culturelle,

0:22

des fameux miracles grecs.

0:26

Mais je pense que ce que les mathématiques représentent,

0:30

c'est un accès spécifique à l'abstraction.

0:35

Les mathématiques proposent un exercice intellectuel particulier,

0:38

spécifique qui se caractise effectivement par l'abstraction

0:41

et du coup qui vont servir à la réflexion philosophique,

0:44

sauf que le mode de réflexion et d'abstraction mathématique

0:49

est différent du mode d'abstraction philosophique.

0:52

Mais justement sa fait discussion, ça n'a pas toujours été évident.

0:57

Première grande porte d'entrée dans la philosophie par les mathématiques,

1:01

c'est celle de Platon,

1:03

qui avait fait gravé au-dessus de l'académie,

1:07

en tout cas c'est ce qu'on raconte la légende que n'une entre ici s'il n'est géomètre.

1:12

À savoir que les mathématiques sont la porte d'entrée

1:15

dans la réflexion philosophique.

1:17

Et d'ailleurs, aujourd'hui encore,

1:20

une certaine façon de voir la nature des mathématiques,

1:23

ça s'appelle le platonisme, c'est-à-dire de donner aux choses mathématiques

1:27

un certain type de réalité en soi qu'il place dans le monde des idées,

1:32

en tout cas dans une place intermédiaire qui l'appelle les Métaxus,

1:35

les intermédiaires, justement.

1:37

Et donc que les mathématiques pour platons serait le moyen privilégier d'accès aux idées,

1:43

c'est-à-dire à la pensée proprement dite, à la pensée du réel

1:47

qui par lui-même n'est pas intelligible et pensable directement.

1:52

La deuxième période vraiment importante pour la valorisation des mathématiques,

1:59

c'est la nôtre.

2:00

En tout cas, c'est celle dont sans doute nous achèvons le parcours à savoir les temps modernes.

2:06

On peut caractériser les temps modernes par un certain nombre de dimensions,

2:10

l'avènement de la subjectivité, de son autonomie,

2:13

mais aussi par la découverte de la possibilité d'un savoir spécifique

2:19

qui est la lecture mathématique du réel.

2:21

De ce point de vue-là, c'est généralement un attribu,

2:25

le grand part en avant dans cette direction agalillée,

2:28

pour qui justement la réalité s'écrit en caractère mathématique.

2:32

Comme il le dit dans un de ses ouvrages qui s'appelle les Seilleurs,

2:37

il s'adjatorait, par lequel il explique effectivement son interlocuteur

2:41

que pour comprendre quelque chose à la réalité naturelle,

2:44

il faut savoir décrypter les caractères dans lequel il est écrit

2:48

à savoir des serfs, des triangles et donc des éléments mathématiques.

2:53

Donc les mathématiques seraient, en tout cas, à partir de galilée,

2:57

la clé d'intelligibilité du monde, en tout cas du monde de la nature.

3:02

Et on verra la même chose chez Descartes ou chez Spinoza,

3:06

ou Leibniz, Kant ou Serle.

3:09

Donc jusqu'à notre époque, on a reut en temps,

3:12

ça considérait que les mathématiques étaient le modèle même de l'activité

3:18

d'intelligence de l'intelligibilité.

3:20

Et donc le modèle a suivre, en tout cas, pour la pensée philosophique,

3:24

les philosophes que j'ai incité prennent les mathématiques comme modèle de pensée,

3:28

non seulement dans le domaine mathématique physique,

3:31

mais dans le domaine philosophique.

3:34

Consciement ou inconsciement, prenons les mathématiques comme modèle

3:38

d'intelligibilité et ils se ramènent d'une façon ou d'une autre,

3:44

un certain platonisme, à savoir l'idée que l'entrée dans la pensée abstracte,

3:49

la télégalité du réel se passe par les mathématiques.

3:53

Et donc qui dit platonisme dit aussi du point de vue philosophique idéalisme,

4:00

c'est-à-dire un primat de l'activité intellectuelle dans son rapport où elle.

4:06

Déjà, le premier élèvre célèbre de platons à Aristote,

4:12

fondateur de la métaphysique, en tout cas d'une forme peut-être plus achevée

4:16

du métaphysique que ça y controue déjà chez Platon.

4:20

Donc Aristote remettra les choses en perspective,

4:24

disons, à savoir que les mathématiques sont un mode de savoir important

4:29

essentiel dans son ordre, mais c'est pas le mode de savoir ultime.

4:33

Et donc on va dire qu'au fond depuis les origines, depuis le grand débat,

4:38

si on veut entre Platon et Aristote, il y a cette question de savoir ce qui vient

4:42

en premier dans l'ordre de la capacité intellectuelle, de la l'intelligibilité du réel,

4:47

entre les mathématiques et ce qu'on a appelé après Aristote, la métaphysique.

4:57

Il y a de choses à faire par rapport à cette question des rapports

5:01

entre les mathématiques et la philosophie.

5:03

Et à d'une part, à déterminer finalement ce que sont les mathématiques,

5:08

on est le même, à quel type de réalité elle correspondre.

5:12

C'est-à-dire qu'elle est une réalité en soi, tel que elle imaginait platons,

5:16

ou est-ce que c'est un être de raison, comme le pensera Aristote,

5:20

ou comme aujourd'hui on est mal pensé par exemple dans le domaine de la philosophie analytique,

5:25

à un être simplement de type logique, voire syntaxique,

5:29

quelque chose qui correspond à l'organisation du langage,

5:33

en de quoi une certaine forme de langage, un langage logique,

5:36

qui a certaines règles spécifiques.

5:38

Premièrement, il y a donc une situation respective des mathématiques et de la philosophie,

5:44

notamment de la métaphysique, située.

5:47

Mais, le deuxième, il y a derrière la question de la nature de la réalité,

5:52

parce que selon le type de réalité que j'attribue aux mathématiques,

5:57

je déclare en quelque sorte ma vision de ce que c'est la réalité en général.

6:04

Parce qu'au fond qu'est-ce que la philosophie, c'est la recherche d'une certaine connaissance du réel,

6:10

et donc une certaine intelligibilité du réel.

6:13

Pour Aristote, il y a une relation, une réciprocité entre l'intelligence et le réel,

6:20

le réel entend même que réel, l'être en tante-quatre,

6:23

est intelligible, et l'intelligence entente, intelligence est la saisie intellectuelle de l'être.

6:29

Donc, il y a une relation réciproc de correspondance entre l'intelligence et la réalité,

6:35

tout au moins selon Aristote.

6:37

Donc, les rapports entre la vision du réel à travers les mathématiques posées comme modèle principal

6:44

d'intelligilité ou à travers la métaphysique ou la logique ou à notre hôtel de savoir,

6:52

vont déterminer finalement non seulement la conception qu'on se fait de la philosophie,

6:57

mais aussi la conception qu'on se fait du réel puisque les deux vont ensemble.

7:01

Ou la question majeure, si ce rouge c'est finalement qu'est-ce qu'il existe ?

7:07

C'est-à-dire qu'elle est le mode d'existence des objets mathématiques.

7:11

Parce qu'au fond, est-ce que les objets, les êtres mathématiques existent d'une certaine façon

7:19

comme les objets de notre expérience commune ?

7:24

C'est-à-dire avec leur autonomie propre, c'est quand même l'idée de platon que ces êtres,

7:31

ces métaxus ont une sorte d'existence en soi et que même peut-être une existence plus caractéristique

7:40

que l'existence des choses du monde sublunaire qui est subi au changement,

7:45

alors que les réalités mathématiques ne changent pas et donc à la fois sont plus intelligibles,

7:51

mais de ce fait existe, au sens plus propre que les choses de notre expérience qui sont en mouvement.

7:58

Donc derrière la question de la nature des mathématiques se pose la question de qu'est-ce que c'est qu'il existait ?

8:05

On peut le dire c'est la question fondamentale de la philosophie.

8:09

La première chose qu'il faut dire c'est que justement selon la réponse qu'on va apporter à cette question qu'est-ce qu'il faut dire ?

8:14

Alors cette question qu'est-ce qu'il existait, on va déterminer un type de philosophie différent.

8:19

Si on prend comme modèle le mode d'existence mathématique qui, au dernier, analyse en tout cas

8:25

dans la perspective Aristotelicienne est un être de raison.

8:28

Aire que précédemment qu'il n'existe pas en soi comme il imagine platon mais qu'il n'existe que dans notre pensée.

8:34

C'est un être qui existe sous mode intentionnelle on peut dire, c'est-à-dire en tant que connue,

8:39

parce qu'il faut l'abstraire du réel pour que ça devienne un objet de connaissance.

8:44

Si on prend l'être de raison comme modèle même de ce que c'est existé,

8:49

et bien comme je le disais tout à l'heure, on est de plein pied dans ce qu'on appelle l'idéaliste.

8:53

C'est-à-dire qu'on va prendre comme critère de réalité le mode d'être que les choses ont dans la raison.

8:58

Prominent dit la logique va primer sur le réel.

9:01

La pensée va primer sur le réel et c'est ce qui va caractoser toutes les formes d'idéalisme

9:06

qu'on va pouvoir trouver depuis des cartes jusqu'à ou certes par exemple.

9:11

Arresto a pu proposer une perspective différente,

9:15

qui consiste à dire que l'objet de l'intelligence célètre,

9:19

mais que l'être se distingue selon deux dimensions foncièrement complémentaires

9:27

qui sont d'un côté ce qu'est la chose, son essence et d'autres.

9:33

Le fait qu'elle existe, son existence,

9:36

l'essence étant principalement l'objet de la première opération d'esprit,

9:41

la conceptualisation, l'abstraction conceptuelle,

9:44

quand je saisis une essence en forme le concept,

9:47

et l'existence étant l'objet d'un jugement,

9:52

quand je déclare qu'une chose existe,

9:54

c'est donc pas dans un concept d'abord que je saisis ce qu'elle existe,

9:58

mais dans un jugement qui est donc la racine de toute pensée de l'exister des choses.

10:06

A tel point d'ailleurs que si on réduit l'intelligibilité à l'adimension de l'essence,

10:13

donc ce qu'on peut saisir par concept,

10:16

et bien au fond l'exister, l'esser, l'exister des choses n'est pas exactement d'ordre intelligible.

10:23

C'est constatable, c'est pas pourtant intelligible, c'est un petit peu l'idée de Kant.

10:27

D'ailleurs c'est que l'existence ne rentre pas dans le régis propre de l'intelligibilité,

10:32

elle se laisse simplement constater.

10:37

Les mathématiques sont à une science.

10:40

C'est aussi un sujet controversé à savoir,

10:43

est-ce que les mathématiques sont un exercice intellectuel sous le générique,

10:49

par exemple une forme de l'art,

10:51

ou une forme de structure intellectuelle,

10:55

mais qui n'a pas le rapport direct avec le réel,

10:57

en tout cas le réel de notre expérience,

10:59

ou est-ce que d'une certaine manière, c'est quand même une certaine science.

11:03

Là aussi, tout dépend de ce qu'on appelle science.

11:07

Donc on voit bien que chaque fois qu'on essaye de serner à nature des objectes mathématiques,

11:13

on en revient des notions philosophiques fondamentales,

11:16

et donc par exemple de définir ce que c'est que la science.

11:20

Alors dans la perspective Aristotelicienne,

11:23

la science c'est la connaissance du réel

11:27

et Aristote précise une connaissance certaine par les causes.

11:31

Donc il faut dégager du réel,

11:34

ses structures intelligibles et de telle façon qu'on comprenne

11:38

de quoi le réel est constitué et comment ça fonctionne,

11:41

en quoi il consiste, etc.

11:43

La grande vision Aristotelicienne,

11:46

qui est quand même une certaine façon l'héritage du platonisme,

11:49

c'est qu'il y a des niveaux distincts d'intelligivité dans le réel.

11:53

À savoir, il y a le réel de notre expérience commune qui est à réel en devenir.

11:59

D'ailleurs c'est ce qui avait fait dire,

12:02

cette opposition bien connue avant platon entre parmenie des raclites,

12:07

parce que parmenie de voir que les choses sont et les bluies par lettre,

12:11

et voie que lettre, donc 1 est le même toujours et partout,

12:15

et puis, et raclites qui voient que les choses sont devenir que touchant,

12:18

pendant ta arrêt, toutes les choses changent,

12:21

et finalement platon va en tirer la conclusion que

12:25

il ne peut pas y avoir de connaissances certaines de choses

12:29

qui sont soumis aux changements, et qu'il faut donc s'en détourner

12:32

d'une certaine façon, c'est une meet de la caverne pour aller contempler

12:35

le ciel des idées où ça ne change pas.

12:37

Et donc les mathématiques, les métaillent,

12:39

en tout cas appartiennent à ce monde des idées qui ne change pas,

12:42

donc c'est le début de l'intelligibilité.

12:44

Alors pour Aristote, il y a quand même 3 niveaux possibles d'intelligibilité.

12:49

Il y a quand même un niveau d'intelligibilité de ce monde qui change

12:53

à conditionment l'extraire, les essents, c'est-à-dire le monde change

12:58

parce qu'il est matériel.

13:00

Alors il faut faire une réflexion de philosophie de nature

13:03

pour analyser ce qui est le mouvement, le devenir,

13:06

mais fondamentalement on peut dire que il y a une correspondance entre la matérialité

13:11

et le devenir.

13:13

Les choses sont devenues parce qu'elles sont matérielles

13:15

et réciproquement, le devenir des choses supposent qui y est matières.

13:19

Donc, première niveau de science de savoir, c'est le savoir et des sciences de la nature

13:25

que Aristote appelait physique, mais c'est le régis général des sciences de la nature,

13:31

c'est-à-dire comme une nièce de sciences que du général et non pas du particulier,

13:36

il y a un premier niveau d'abstraction qui consiste à considérer les choses

13:39

dans leur généralité, donc abstraction fête de leur caractère individuée sensible.

13:45

Donc, première niveau, c'est connaissance des choses sensibles,

13:49

en tant qu'elles sont en devenir, mais abstraction fête de leur caractère sensible individuée.

13:54

Mais donc un biologiste est-à-dire la cellule, il va pas étudier telle cellule

14:00

qui est dans son microscope, il va tirer les lois de la vie cellulère,

14:04

de la cellule qui est étudie dans son microscope et dit la cellule,

14:08

la cellule, la science large du terme, quand on parle du coronavirus,

14:11

d'un tel virus, ce n'est pas ce virus qui est en train d'affecter tel ou tel organisme,

14:16

c'est le coronavirus dans sa généralité, il n'a de la science que du général.

14:21

Il n'y a pas à une science de l'individu en tant qu'individu.

14:25

Il y a un deuxième niveau d'abstraction qui est possible,

14:29

c'est de considérer les choses dans une dimension intelligible

14:33

qui fait abstraction non seulement de la dimension sensible individuelle,

14:38

mais de la dimension de matériel en général du mouvement en général,

14:43

qui fait abstraction du mouvement et donc de la dimension proprement matériel

14:47

puisque les deux sont liés et c'est précédemment le régis de la pensée mathématique.

14:52

Donc on peut appeler ça un deuxième degré d'abstraction

14:55

qui abstrait non seulement de l'individuélité sensible,

14:58

mais qui abstrait aussi de la matérialité en général et de la dimension sensible en général.

15:05

Et donc là il s'agit d'une objecte mathématique, par exemple si on parle du triangle,

15:09

on parle évidemment pas du triangle particulier qu'on a dessiné au tableau,

15:13

mais du triangle en général, c'est à dire d'une certaine figure

15:16

qui a pleine qui a trois côtés.

15:18

Les notions mathématiques sont des notions qui résultent d'une abstraction et d'une définition

15:25

qui se passe dans un domaine qui fait abstraction de la dimension concrète et matériel.

15:30

Donc on dirait que on est dans un deuxième d'abstraction et du coup les êtres mathématiques

15:36

nous pourront dire que ce sont des êtres de raison.

15:39

Révent donc pas d'existence propre, c'est la grande distinction qu'il y a entre restes et platons.

15:44

Par exemple le triangle c'est par quelque chose qui existe en soi,

15:48

dans le ciel des idées, mais c'est quelque chose qui existe en tant que pensée,

15:54

qui existe dans ma pensée. Il existe à sa manière autrement dit,

15:58

pour le dire de façon un profil de zophie, les objets mathématiques n'ont pas une existence substantial.

16:03

Ce n'est pas des substances, ce n'est pas des choses qui existent par soi.

16:07

Elles n'ont pas d'autonomie de l'existence, c'est un des accidents,

16:10

elles existent comme accident de ma pensée.

16:12

Quand je pense que triangle d'une certaine façon le triangle existe dans ma pensée.

16:17

Alors évidemment si on nous somme nombreux, si tous les mathématiques s'y apprennent ce triangle,

16:21

c'est une pensée collective, mais ça ne leur donne pas d'existence substantial.

16:26

Par parenthèse on dit souvent les gens qui ne proparent pas à la vie au-delà

16:31

et disent qu'une manière de survie pour quelqu'un qui est mort,

16:36

c'est qu'ils continuent à exister dans la pensée des gens.

16:39

Mais on voit bien que certaines façons c'est vrai,

16:42

mais c'est une pensée accidentelle, ce n'est pas une pensée substantial,

16:45

ce n'est pas la personne elle-même qui vit, c'est l'image qu'elle a dans la pensée des personnes

16:49

qui s'y réfèrent, les mathématiques, elles existent de cette manière-là.

16:52

Elles n'existent pas en soi, elles existent dans la pensée des mathématiciens

16:57

ou des gens qui pensent des objets mathématiques.

16:59

C'est donc des êtres de raison, de zème de graines d'abstraction.

17:03

Et puis Aristode va plus loin parce qu'il considère que

17:08

il y a des êtres qui peuvent non seulement être abstrait par la pensée de la réalité matérielle,

17:16

mais qui peuvent subsister sans matière.

17:18

Alors ça c'est une question de pouvoir établir,

17:21

qui effectivement il existe des êtres qui peuvent subsister sans matière.

17:25

Si on est matérialiste, on n'acceptera jamais d'aller jusqu'à cette affirmation,

17:29

qu'il y a quelque chose qui peut subsister sans matière,

17:32

étant donné que le propre du matérialiste s'est d'imaginer que le critère même de l'existence

17:38

c'est d'être dans la matière.

17:39

Le test, on peut être que sorte, existez c'est être dans la matière,

17:44

d'une manière ou d'une autre.

17:46

Et donc pour Aristode et pour ses successeurs squalastiques, Thomas Daccan,

17:51

par exemple, il y a une dimension d'être, une sorte d'être,

17:56

qui existe ou peut exister sans matière.

17:59

Alors qu'elle sont ses êtres, le premier c'est la cause première,

18:02

c'est Dieu, à dire à savoir si il existe une cause première,

18:05

qui est la cause de tout le reste,

18:07

et bien cette cause ne peut être qu'il mobile,

18:11

donc sans matière, et donc elle subsise par soi,

18:14

et indépendamment de la matière, même si elle en est la cause.

18:18

Et l'autre type d'être qui peut exister sans matière,

18:22

c'est la mumaine qui est capable de penser, donc d'appsraire,

18:26

donc de dégager des choses dans une dimension immatérielle,

18:29

c'est qu'elle est imméne, substantiellement immatérielle,

18:32

elle peut subsister sans matière,

18:34

et il y a un troisième degré de considération,

18:37

un troisième type d'abstraction,

18:39

qui n'est pas tout à fait dans la même ligne que les autres,

18:42

qui considérer des êtres qui existent ou peuvent exister,

18:45

tout à fait sans matière.

18:47

Donc des êtres spirituelles, au moins potentiellement.

18:51

Ce qui conditionne la vision, en tout cas Aristotélicienne,

18:56

la vision métaphysique, c'est justement cette hiérarchie des intelligibles

19:00

qui débouchent dans l'intelligibilité d'être

19:04

et qui sont propres mens spirituelles,

19:06

c'est-à-dire qu'ils peuvent subsister sans matière,

19:08

et donc qui constitue l'objet propre de la métaphysique ?

19:12

C'est tout à fait essentiel de savoir si on doit s'arrêter à

19:20

un niveau d'être matérielle ou éventuellement par abstraction

19:23

comme dans les objets mathématiques,

19:25

ou si faut aller jusqu'à les êtres qui peuvent exister sans matière,

19:28

et notamment s'il s'agit de la mûmène.

19:31

Car c'est peut-être ça qui va distinguer un savoir comme science

19:35

et un savoir comme sagesse,

19:37

parce que le propre de la sagesse s'est d'ordonner les choses,

19:41

le propre du sagesse et de mettre de l'ordre.

19:43

Et donc c'est tout à fait différent de savoir si avec un regard type mathématique,

19:48

par exemple, on peut constituer véritablement l'ordre de la réalité

19:54

ou des différences à spéc de la réalité,

19:56

ou si faut précisément considérer les choses de plus haut

19:59

en les considérant dans cette dimension spirituelle

20:02

qui caractérise l'être humain, la personne humaine,

20:06

et Dieu pour autant que évidemment, il puisse exister.

20:11

Ce qui veut dire que l'étend moderne fond, il y a à la fois,

20:15

c'est un peu paradoxal et en même temps, ça s'explique assez bien.

20:19

Il y a, comme je l'ai dit tout à l'heure, une dimension idéaliste,

20:23

primate, la pensée sur le réel,

20:25

mais il y a aussi une dimension matériealiste,

20:27

c'est-à-dire l'attendance à penser que le critère de l'existence

20:31

et la matérieualité, et finalement il n'y a pas de plus haute intelligibilité,

20:34

que l'intelligivité matématique qui fait abstraction de la matière sensible,

20:39

mais qui, d'une certaine façon, reste liée à la matière,

20:42

on appelle ça la matière intelligible à savoir la quantité.

20:48

Pourquoi ?

20:49

Précisément, en tant que les matématiques sont sciences,

20:52

moi, je pense, après l'histoire est bien d'autres, bien sûr,

20:56

je pense que les matématiques sont une science du réel sous un certain aspect

21:01

qui est précédemment la quantité.

21:04

Et les anciens disaient que la quantité, c'est la première des catégories,

21:10

il y a la substance et les différentes catégories,

21:13

c'est-à-dire la quantité, la qualité, la relation, etc.

21:16

La quantité, c'est la première des catégories qui correspond

21:20

à la dimension matérieale de la chose.

21:22

Une chose pour autant qu'il y ait matérielle, elle est située dans la quantité,

21:26

c'est-à-dire qu'elle a une certaine extension dans l'espace et dans le temps.

21:32

Et puis, elle a une certaine distinction, la matière est principale de la individuation.

21:36

Et donc, la matière produit une certaine distinction d'un individu à un autre.

21:41

Et donc, c'est la justification du nombre.

21:44

Donc, la matière, en tant qu'elle est extension, c'est la base de la géométrie,

21:48

de la topologie, de toutes les sciences, de la continuité.

21:51

Et puis, la matière, en tant qu'elle est le principe de l'individuation,

21:55

c'est la base de la rythmetique du nombre, et de toutes les,

21:59

comme on dit, théorie mathématique, qui sont basés sur la logique du nombre.

22:04

Donc, la première des disciplines, c'est la rythmetique.

22:07

Donc, les mathématiques sont sciences, en tant qu'elles sont sciences de la quantité.

22:11

C'est ce que disait les anciens, je pense que ça reste parfaitement vrai,

22:14

elles sont sciences de la quantité abstraite, qui se divise en quantité discrète et quantité continue.

22:21

D'ailleurs, c'est intéressant de savoir que René Tom,

22:25

René Tom, grand mathématicien, première médias, le fils française dans les années 50,

22:30

a fait un tableau des mathématiques.

22:32

En essayant de les distribuer les différences à voir mathématiques,

22:36

un tableau dans lequel il y a les mathématiques discrètes et les mathématiques continuent.

22:46

On ne sort pas, finalement, aujourd'hui, même dans les mathématiques très modènes et très avancées,

22:50

de cette distinction entre le discrètes et le continu.

22:53

Avec d'un côté, encore une fois, la rythmetique et toutes ces développements,

22:56

et de côté à la géométrie, etc.

22:59

Alors, on me dit, il n'y a pas que des nombres mathématiques,

23:02

il y a toutes sortes d'autres constructions.

23:04

Effectivement, il faut ajouter, je crois, à la dimension nombre,

23:08

à la dimension du discrètes, des nombres, et à la dimension extension,

23:13

donc géométrie, topologie, etc.

23:16

Le continu, en général, enfin, tous les aspects du continu,

23:19

il faut ajouter quelque chose essentiel à la pensée mathématique,

23:22

qu'on a vu que c'était un être de raison,

23:24

et bien ce sont les opérations que l'esprit effectue sur ces objets.

23:28

C'est-à-dire quand on dégage un nombre, par exemple,

23:31

je dégage le nom 1, le nom 2, le nom 3,

23:34

ne se reste qu'en associant,

23:36

mais justement, je peux très vite découvrir,

23:39

que je peux opérer, c'est-à-dire que si j'ajoute 1 à 2,

23:43

je trouve 3, c'est une opération.

23:46

Donc, l'arithmétique, c'est pas simplement les nombres dégagés

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par abstraction de la réalité, ce sont aussi les opérations

23:53

que je peux effectuer sur ces nombres, et qu'on vous proue d'importance

23:55

dans la vie pratique, comme chacun sait.

23:57

Il y a dans les mathématiques 3 dimensions de base,

24:01

on va dire, le nombre discrètes, base de l'arithmétique,

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la quantité continue, topologie géométrie et autre forme du continu,

24:12

et toutes les opérations qui interviennent sur ces objets,

24:17

et qui peuvent aussi les combiner,

24:19

parce qu'on va les rassembler, créer des structures, etc.

24:23

Le monde mathématique est un univers poisonant,

24:25

puisque c'est un univers de raison et dans lequel on ne s'est pas

24:29

de construire de nouveaux aspects, de nouveaux êtres, de nouveaux objets,

24:32

etc., qui se combinaient les uns avec les autres,

24:34

mais qui restent en quelque sorte basés sur ce double tronc de la quantité,

24:40

discrètes et continuent. Je crois que ça reste entièrement vrai aujourd'hui.

24:44

Alors évidemment, comme il y a ce côté constructif poisonant,

24:47

qui est pour une part soumis, d'ailleurs, à la créativité des mathématiciens,

24:51

il y a un côté art, il y a un côté créatif dans les mathématiques incontestables,

24:56

et d'ailleurs souvent les mathématiciens sont des gens

24:59

qui ont un véritable tempéraments d'artistes.

25:01

Mais comme, même si il y a un côté art,

25:05

foncièrement il y a quelque chose de scientifique,

25:08

et d'ailleurs c'est une des choses si expliquent la fameuse déraisonnable

25:12

efficacité des mathématiques déclarées à un certain physicien,

25:16

Gene Vignère, parce qu'elles sont fondées dans le réel.

25:20

C'est à dire, c'est parce que les notions de base des mathématiques et les opérations sur elles sont fondées

25:24

dans ces dimensions de la quantité,

25:26

qu'elles les séances du réel pourtant qu'ils les quantifierent.

25:29

C'est une phrase que Saint Augustin est médité sur la Bible à savoir que Dieu a tout créé

25:35

avec nombre de poids et mesures, les choses sont quantifiées.

25:39

Le monde réel, le monde matérielle est quantifié,

25:45

et donc à partir du moment où il est quantifié,

25:48

s'il y a une science de la quantité, ça devient un outil essentiel de la connaissance

25:52

de ce monde, en tant même, télé quantifié.

25:54

Alors comme je l'ai dit,

25:56

elle est en moderne ce caractériste par le fait d'un certain des blouissements par justement

26:02

ce pouvoir des mathématiques qui est double.

26:05

D'une part, il est un pouvoir de connaissance et d'un alice du réel comme Galilée

26:11

en la manifestement magistralement montré,

26:15

mais également c'est un savoir démonstratif.

26:19

Ce sont des êtres de raisons qui sont tout entiers soumis à la loi du raisonnement intellectuel,

26:27

c'est à dire les trois opérations d'esprit,

26:30

c'est un simple appréhension qui forme le concept,

26:33

deuxième opération qui est le jugement qui rattache ce concept à un sujet,

26:37

ou à l'existence même du sujet, et troisième opération d'esprit qui est le raisonnement

26:42

et qui enchaîne les concepts et les jugements pour enrichir le savoir.

26:46

Et donc, de ce point de vue-là, les mathématiques sont un savoir démonstratif

26:52

qui relève d'ailleurs des lois de la logique,

26:55

étant la science des opérations d'esprit fondamentalement.

27:00

Et donc on va retrouver ce que je disais tout à l'heure,

27:03

cette tentation ou cette tendance des mathématiques à se ramener à leur essence démonstratif,

27:10

c'est-à-dire logique, à tel point qu'il y a tout un courant de la pensée,

27:14

même dominant aujourd'hui que c'est la philosophie et l'analythie,

27:17

qui trouve ces racines dans ce qu'on appelle logicisme,

27:20

à savoir la théorie de gens comme Bertrand Recyl,

27:23

qui se sont efforcés de démontrer que les mathématiques n'étaient rien d'autre

27:28

qu'un certain développement d'alogique.

27:30

Et donc, dans les principes mathématiques,

27:33

l'ouvrage Princeps de Recyl et Whitehead,

27:37

est bien, ils essaient de montrer, de développer les lois de la logique,

27:42

qui à un certain moment devient également les lois des mathématiques.

27:46

Bon, en réalité, comme j'ai expliqué, les logiques comme sciences et sciences des opérations d'esprit,

27:51

alors que les mathématiques comme sciences sont sciences de la quantité abstraite.

27:56

Donc, elles n'ont pas le même objet.

27:58

Et donc, quand bien même, elles sont dans le même tissu logique,

28:01

en tant que c'est un savoir démonstratif, et bien, non pas le même objet.

28:04

D'ailleurs, les mathématiques ne sont pas les seuls à relever de la logique.

28:09

Par exemple, la philosophie est même la métaphysique,

28:12

et bien, cherchent à être un savoir démonstratif,

28:15

et donc, ça inscrire dans les lois de la logique et de la démonstration.

28:22

Alors, puisque j'ai parlé de cette aspect logique,

28:27

cette aspect raisonnement,

28:29

et il y a une grande question qui se pose aujourd'hui autour des mathématiques et de leur rapport à la logique,

28:35

c'est justement la dissection qu'il faut faire, qu'il faut faire selon moi,

28:40

justement, entre raisonnement et calcul.

28:43

Qu'est-ce qu'un raisonnement ?

28:45

L'opération première dans l'intelligence, c'est de dégager des concepts.

28:50

Quand on voit des choses, si je vois un charge, je dégage le concept de chard.

28:53

Voilà, il y a plein d'êtres qui se ressemblent avec un certain nombre de critères,

28:58

et j'essaie de dégager le concept de chard qui saisit plus ou moins précisément

29:03

le concept l'essence du chard, ce qui est le chard.

29:06

Les concepts, c'est la caractérisation de ce que sont les choses que je fais chercher

29:12

à exprimer dans une définition.

29:14

Bon, première opération de l'esprit.

29:16

Deuxième opération d'esprit, si je dis ceci est un charge,

29:20

c'est-à-dire je mets au rapport mon concept avec la réalité à laquelle je l'attribue.

29:25

Et bien, je fais un jugement et donc je ramène la notion que j'ai dégagé à la réalité du sujet dont je l'ai dégagé.

29:34

La réalité, ça peut être son existence même.

29:37

Si je dis ce chat existe, je porte un jugement pas simplement sur l'essence du chard,

29:41

mais sur le fait qu'il existe.

29:44

Troisième opération d'esprit le raisonnement, c'est-à-dire que je vais transférer progressivement

29:50

les jugements, les uns après les autres pour étendre le champ de mon savoir.

29:55

Donc c'est une généralisation de l'opération de jugement et de concept de réalisation.

30:01

Donc, qu'est-ce qui se passe quand je dégage un concept ?

30:07

D'une certaine façon, mon intelligence dans le concept voit à ce qu'est la chose.

30:12

C'est très important de garder à l'esprit cette notion conceptualisée, c'est analogiquement voir.

30:19

Évidemment, ce n'est pas voir avec les yeux.

30:22

Avec les yeux, je vois un chat.

30:24

Avec mon intelligence, je vois ce qu'est le chat dans le concept de chat.

30:29

Mais je vois, c'est-à-dire il y a quelque chose qui fait qu'à travers la médiation du concept,

30:35

je vois les sens du chat.

30:38

Peu ou prou, je n'en ai en général qu'une approximation plus ou moins grossière.

30:43

Mais encore une fois, par cette activité, la première activité de conceptualisation,

30:50

l'intelligence est faite pour voir.

30:52

Ce voir, elle le confronte à la réalité par le jugement.

30:56

C'est donc toujours un voir qui est en jeu, mais un voir en fait que ça qui est confirmé par le jugement.

31:01

Et par le raisonnement, c'est toujours cette vision qui est prolongée.

31:06

Donc, quelque part, cette activité d'intelligence qui est d'un voir, analogique, bien sûr,

31:14

est bien l'activité essentielle de l'intelligence, l'intelligence cherche à voir ce qu'est le réel.

31:21

Et même dans ces mots, les mots qui sont les signes des concepts, elle cherche à communiquer, à transmettre,

31:27

et bien ce qu'elle a vu du réel.

31:30

Et une fois qu'on a vu, on l'a vu pour toujours, à m'en qu'on soit trompé,

31:35

ou qu'il fallait améliorer ce qu'on a vu, etc.

31:39

Quel est la différence avec le calcul ?

31:41

Avec le calcul, c'est quelque chose qu'on voit très bien, aussi bien d'ailleurs,

31:46

dans la logique que dans les mathématiques, c'est le travail des opérations.

31:50

Par exemple dans lesonnements, Aristote a dégagé les lois

31:54

de ce qu'on appelle depuis la logique formelle, c'est-à-dire qu'il y a des formes du raisonnement,

31:59

syllogisme, etc., qui font que, il y a une certaine manière de raisonner correctement.

32:04

Et donc si j'applique ces règles,

32:08

je sais que mon raisonnement est correct, c'est la forme du raisonnement,

32:13

c'est pas son contenu, c'est le voir, mais la forme du raisonnement,

32:17

c'est le résultat d'une certaine application de règles qu'on peut appeler à un calcul.

32:22

Donc les opérations d'esprit pour autant que son soumis à des règles,

32:26

elles relèvent de calcul.

32:29

Donc le raisonnement, c'est transférer et élargir le voir,

32:35

la vision de l'esprit par rapport au réel.

32:38

Le calcul, c'est l'application de règles qui garantisent que les opérations de mon esprit

32:44

qui transmettent ce voir ont été correctement effectuées de tel façon

32:49

que effectivement ce voir soit correct en quelque sorte et ce n'est pas déformé

32:53

ou allulé, devienne fou.

32:56

Si maintenant on se demande par exemple si l'informatique peut penser,

33:02

peut raisonner.

33:03

Et bien je dirais qu'une fois qu'on a admis que le raisonnement, c'est voir,

33:08

c'est dégager le sens des choses dans une vision conceptuelle, judicative, etc.,

33:13

et bien les machines elles savent calculer.

33:17

La machine de Turin, c'est un dispositif imaginé par le logicien Mathien-Métitien à l'entourin

33:23

qui consiste à mettre un dispositif en lequel on met d'un côté une machine,

33:27

de l'autre côté un être humain, on leur pose des questions et si le résultat proposé

33:31

par la machine est égal, pour résultat proposé par le maire, on va dire la machine pense.

33:36

S'intétise un peu, mais c'est ça l'idée.

33:39

Donc c'est pas parce que la machine fait des opérations analogues au même

33:44

opération que l'esprit humain, qu'ils pensent.

33:47

Je veux dire il ne fait pas un raisonnement, il fait un calcul.

33:51

Si on donne à la machine les règles du calcul, il va effectuer le calcul.

33:54

C'est d'ailleurs ce qu'on fait tous avec des ordinateurs des machines à calculer.

33:57

Qu'est-ce qu'on fait à l'école ? On apprend des automatistes pour calculer

34:01

2 fois 2, 4 etc., ça dit en automatique, on ne pense plus.

34:04

Je vois 2, je vois 2 et je fais 4, c'est un calcul.

34:08

Prèsément j'ai appris le calcul, j'ai pas appris à penser.

34:11

Si maintenant il faut démontrer que 2 fois 2 fois 2 fois 2 fois 2 fois, c'est plus compliqué.

34:15

T'as assez long la démonstration.

34:17

C'est pas du même ordre.

34:18

Et donc le raisonnement est une chose, c'est encore une fois le transfert du voire,

34:23

du voire analogie dans l'intelligence.

34:25

Alors que le calcul, c'est l'application des règles de la pensée.

34:29

Donc les machines peuvent calculer.

34:32

Elle ne peuvent pas penser.

34:34

Elle ne peuvent pas raisonner.

34:36

Ne pas confondre les 2 raisonnements et calculs.

34:38

C'est une distinction essentielle.

34:40

quand on a compris ça, on comprend que l'expression intelligente, certifiée de la

34:43

patence, à ce qu'une machine ne peut pas penser, si l'intelligence est faite pour

34:49

voir, on ne peut pas imaginer une machine qui puisse voir au sens strict.

34:54

Encore une fois, la pensée, c'est l'activité supérieure du vivant, déjà les machines

34:58

ne sont pas vivantes.

34:59

Alors, à forcerie, elles ne sont pas pensantes, au sens propre du terme.

35:05

Elle ne fond que quelque chose qui ressemble à une activité de la pensée qui est le calcul.

35:08

Qui peut être assez laboré, les mathématiques servent à connaître et agir sur le réel par des

35:17

méthodes qui sont plus large que le simple calcul qu'on appelle la modélisation.

35:21

C'est-à-dire que grâce à l'abstraction de type mathématique, quand on a à faire un certain

35:28

aspect du réel, on peut toujours essayer de le représenter avec des schémas mathématiques

35:33

et modèles.

35:34

Là aussi, il y a une forme d'analogie, envoyant ce qui se passe avec le modèle, par exemple

35:40

les calculs qu'on peut fait actuer dessus, ça va nous permettre de en tirer les conclusions

35:45

sur la réalité dont j'ai fait le modèle.

35:49

Donc, le modèle, c'est en quelque sorte une ressemblance mathématique de la chose que

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le cher chaque connaitre.

35:55

Donc, les mathématiques peuvent faire des modèles et on peut faire tourner des modèles,

36:01

on peut faire même éventuellement peut-être créer dans une certaine mesure des modèles

36:05

par les machines, par l'informatique.

36:09

Donc, on peut avoir une activité assez élaborée de modélisation au niveau informatique,

36:15

ça ne veut pas dire pour autant que ces machines pensent.

36:18

Comment un mathématicien ou un élève d'ailleurs de mathématiques à l'école,

36:31

construit son rapport au mathématique parce qu'il y a quand même quelque chose de fascinant,

36:37

les mathématiciens sont souvent spontanément platoniciens, c'est à dire pour eux,

36:42

les mathématiques c'est un univers de chose qui existe en soi et qui découvre à travers

36:48

leur réflexion, leur calcul, leur coopération, etc., leur intuition.

36:52

Comme l'homme ne pense pas sans image, nos concepts ont les abstracts, on les abstracte des

36:58

images, nos sens nous fournissent des données qui sont en quelque sorte capitalisées

37:03

dans l'imagination et les concepts sont extraits à partir des images ainsi formées.

37:07

Donc, l'homme ne pense pas sans image.

37:10

Puisque les êtres mathématiques, les objectes mathématiques ne sont pas directement dans

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le réel, ils sont abstracts du réel, comment les pensentons ?

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On les pense en les réservant dans l'imagination, c'est à dire que l'imaginaire est en quelque

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sorte le substitut du réel nécessaire à l'activité mathématique.

37:29

Alors, c'est là qu'on voit l'importance de l'apprentissage et des exercices en mathématiques.

37:34

Moi, je m'en soumire en du coup, d'ailleurs, quand j'ai fait des études de mathématiques,

37:37

j'ai pouté les discours des professeurs brillants comme l'angefarts, par exemple, et je

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faisais jamais les exercices.

37:43

Ce qui fait que je ne crée pas ce qu'on appelle l'habitude, je ne crée pas en moi cette

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familiarité qui fait que l'objet mathématique existe dans mon esprit comme un autre en quelque

37:55

sorte, comme un vis-à-vis.

37:57

Pour avoir ce vis-à-vis mathématique qui peut en donner l'impression qu'il existe,

38:02

d'ailleurs, il faut un habitus, il faut le créer, il faut un travail de mémoire, il faut

38:07

façonner sa mémoire à travers les exercices, à travers la familiarité de telles manières

38:11

que pour moi, ce soit un monde dans lequel je puisse me déplacer, résonner, etc.

38:17

Et donc, il y a à la base de cette impression ou de ce sentiment de réalité des mathématiques,

38:23

la constitution d'un habitus.

38:25

Si on n'a pas l'habitude d'une certaine notion, et bien on peut vous en parler, ça vous

38:29

évoque rien du tout.

38:30

Un habitus, c'est justement la familiarité avec une notion, avec une univers conceptuelle,

38:34

dans lequel il se situe.

38:35

Et alors, ce qui est vraiment important, c'est que dans une société comme la nôtre

38:40

et les mathématiques ont une place vraiment importante ou tout simplement dans la société

38:44

des mathématiques.

38:45

Et bien, il est vraiment important de comprendre qu'il y a un habitus collectif qui s'offrait,

38:50

à l'a dire que les différents mathématiques sont formés dans un climat, qui fait qu'il

38:56

y a un certain nombre d'objets qui leur deviennent familiers, qui partagent.

39:00

Plus ou moins, le monde de mathématiques est devenu tellement vass, qu'aucun mathématicien

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ne peut maîtriser l'ensemble des mathématiques contemporaines.

39:09

On dit que c'était en ripoing-carre, qu'était le dernier mathématicien, avoir une culture

39:13

un peu universelle dans ce domaine.

39:16

En tout cas, il y a un habitus collectif qui, une certaine façon, s'institutionnalise.

39:24

C'est-à-dire que les mathématiques n'ont pas de réalité subsensielle, mais par contre,

39:29

à un moment donné, elles ont une réalité institutionnelle.

39:32

C'est pas rien.

39:34

Il y a un philosophe des mathématiques qui compare les mathématiques à la Constitution

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et à l'idée de la Constitution, c'est quoi ?

39:44

Tout américain serait fait à la Constitution comme un être objectif en quelque sorte.

39:48

C'est un être institutionnel.

39:50

C'est-à-dire que quelque chose qu'on a décidé en commun, il y a une Constitution avec

39:53

elle-cheque-un serait fait, qu'on connaît, etc.

39:55

C'est pas simplement le bout de papier sur laquelle la Constitution est écrite.

39:59

Et bien, pour les mathématiques, c'est pareil.

40:02

C'est pas ce qui se trouve dans les livres de mathématiques, d'abord, parce que c'est

40:07

les mathématiques en puissance.

40:08

Mais c'est l'institutionnalisation, c'est-à-dire l'habitude colléitif,

40:14

reconnu par les enseignants, les élèves, les chercheurs, etc., dans lequel il se meuf,

40:19

et qui est une réalité immatérielle, qui n'existe que dans l'esprit des mathématiques.

40:24

Pour conclure, ça doit se sentir dans l'étrosé que je viens de faire.

40:31

Ma vision des mathématiques, elle est conditionnée par le fait que je me situe dans une perspective

40:37

à Aristotelicienne, métaphysique, Aristotelicienne, la science de l'être en tant' tête.

40:41

Et bien, je pense que c'est toujours le cas, c'est-à-dire que ce n'est pas possible de parler

40:45

des mathématiques sans mettre en jeu un certain type de philosophie.

40:48

Et donc, au fond, derrière la question du statut des mathématiques, et qu'il y a un question

40:53

aujourd'hui, pourquoi ? Parce qu'on est quand même dans un monde très mathématiste,

40:58

c'est-à-dire que c'est le supprimom de l'intelligence, de l'intelligité.

41:03

Donc la conception qu'on se fait d'intelligence est quand même très liée à la conception

41:07

qu'on se fait des mathématiques.

41:08

Et bien, je pense que cette conception qui est caractéristique est en moderne, comme de

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somme à la fin des temps modernes, est bien, il est temps de s'essayer de voir les mathématiques

41:18

comme le sommeum de l'intelligence et de comprendre qu'il est temps de retrouver le sens de la

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métaphysique, une métaphysique authentique, bien sûr, moi, pour moi, c'est la métaphysique

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à risque d'élicienne et thomiste, une métaphysique authentique qui mettra les mathématiques

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à leur juste place et qui sera capable d'avoir un regard sur les eels, qui sera pas simplement

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un regard scientifique, voire artistique, mais qui sera un regard de sagesse, la métaphysique

41:46

comme elle a borne les choses par les principes plus élevées, l'être en temps même qu'être,

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et bien, elle est à la fois une science et une sagesse, et donc il est tout à fait essentiel

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aujourd'hui de redécouvrir ce regard qui est à la fois un regard de science et un regard

42:02

de sagesse pour mettre à leur place des mathématiques et pour mettre l'homme à la juste place

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dans sa gestion du univers et dans son propre oeuvre.

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